Luc 7, 31
À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ?
À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ?
Le Seigneur ajouta. Ces mots, qu'omettent la plupart des anciens témoins,
sont justement retranchés du texte par les meilleurs critiques. On admet communément qu'ils proviennent de
quelque évangéliaire où ils inauguraient une leçon sacrée, à la façon de la formule encore existante « Dans ce
temps a dit Jésus… ». - A qui comparerai-je… Cette répétition emphatique est spéciale à S. Luc. On a très
bien observé qu'elle donne quelque chose de poignant à la question du Sauveur. Jésus semble chercher à quoi
il pourra bien comparer une conduite aussi insensée, aussi triste que celle dont il est le témoin. Il trouve une
image qui exprime délicatement sa pensée, et il la signale comme une réponse parfaite à la double question
qu'il venait de poser.
Voici l'espèce de jeu auquel se livraient les enfants des Juifs: une troupe d'enfants se partageaient en deux pour se jouer des vicissitudes si rapides de la vie présente; les uns chantaient, et les autres se lamentaient; mais ni ceux qui pleuraient ne participaient à la joie de ceux qui chantaient, ni ceux qui se réjouissaient ne prenaient part à la tristesse de ceux qui pleuraient, et alors ils se reprochaient mutuellement leur absence de sympathie. C'est l'image de la conduite du peuple juif et des princes des prêtres, au témoignage de Jésus-Christ: «A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération et à qui sont-ils semblables? Ils sont semblables à des enfants», etc.