Luc 7, 24
Après le départ des messagers de Jean, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ?
Après le départ des messagers de Jean, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ?
Jésus rappelle à ses
auditeurs l'enthousiasme qui avait autrefois poussé toutes les classes de la nation juive vers le désert de Juda.
Qu'allait-on contempler dans ces lieux sauvages ? Était-ce un roseau mobile, c'est-à-dire un homme sans
fermeté de caractère, qui affirmait un jour la mission divine de Jésus et la mettait en doute le lendemain,
comme semblait le démontrer son ambassade ? Un roseau, cette colonne de bronze qui résistait aux prêtres,
aux Pharisiens et au tétrarque ! Un roseau, ce noble cèdre que l'orage de la persécution n'avait pas déraciné
(S. Cyrille). Aussi Notre-Seigneur laisse-t-il sans réponse cette première interrogation.
Notre-Seigneur attendit le départ des disciples pour parler ainsi de Jean-Baptiste, il n'avait pas voulu faire en leur présence l'éloge du saint Précurseur, vo ulant éviter tout ce qui aurait l'apparence de la flatterie.
Le Seigneur qui pénétrait le secret des coeurs, comprit qu'il s'en trouverait pour dire: Si Jean-Baptiste a été jusqu'à ce jour sans connaître Jésus, comment a-t-il pu le montrer au peuple en disant: «Voici l'Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde ?» C'est donc pour guérir cette impression défavorable, qu'il éloigne de leur esprit ce qui pouvait être pour eux un sujet de scandale: «Lorsque les envoyés de Jean furent partis, il commença à dire au peuple, en parlant de Jean: Qu'êtes-vous allés voir dans le désert? un roseau agité par le vent ?» comme s'il disait: Vous avez été pleins d'admiration pour Jean-Baptiste, bien des fois vous avez été le trouver malgré les difficultés d'un voyage long et pénible dans le désert. Or, pourquoi cette admiration, cet empressement, si vous le croyez léger comme le roseau qui plie à tous les vents? car voilà ce qu'il serait, si par légèreté d'esprit, il déclarait ignorer ce qu'il a connu.