Luc 7, 17
Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.
Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.
De Naïm et de ses alentours le bruit du miracle, franchissant la Samarie, gagna bientôt toute la
province de Judée ; il se répandit ensuite dans tous les pays circonvoisins, tels que l'Idumée, la Décapole, la
Phénicie, spécialement la Pérée où était emprisonné S. Jean. Cfr. v. 18. - M. Zeller, Apostel-gesch., p. 177,
raille agréablement les rationalistes, qui osent soutenir que les morts rendus à la vie par Jésus et ses apôtres
étaient simplement plongés dans un sommeil léthargique. « Pour admettre cette explication, dit-il, il faut
trouver croyable que, durant la courte période de l'histoire évangélique et apostolique, on a vu se renouveler
à cinq reprises consécutives, c'est-à-dire trois fois dans les Évangiles et deux fois dans les Actes, cette
circonstance identique, ce même remarquable hasard d'une léthargie qui, restée inaperçue de toutes les
personnes qui s'étaient occupées du mort, cède à la première parole de l'envoyé divin et donne lieu de penser
à une résurrection véritable. »
C'est-à-dire, cessez de pleurer comme mort celui que vous allez voir ressusciter plein de vie.
Ainsi se trouve confondue l'erreur des novatiens, qui, en voulant détruire la purification des pécheurs repentants, nient par la même que l'Église, notre mère, qui pleure la mort spirituelle de ses enfants, doive être consolée par l'espérance de leur rendre la vie.
Ou bien encore, le cercueil dans lequel ce jeune homme est porté, c'est la conscience toujours alarmée du pécheur désespéré; ceux qui le portent au tombeau sont les désirs impurs ou les flatteries des amis qui s'arrêtent aussitôt que le Seigneur touche le cercueil; souvent, en effet, la conscience que touche la crainte des jugements de Dieu, rejette les voluptés charnelles et les louanges injustes, rentre en elle-même, et répond au Sauveur qui la rappelle à la vie.
Il n'opère point ce miracle par sa seule parole, mais il touche le cercueil et vous fait ainsi comprendre l'efficacité toute-puissante du corps sacré de Jésus-Christ pour le salut des hommes; c'est en effet un corps plein de vie et la chair du Verbe tout-puissant dont il a toute la vertu. De même, en effet, que le fer pénétré par le feu, produit les effets du feu; ainsi la chair étant unie au Verbe qui vivifie toutes choses, se pénètre elle-même d'une puissance vivifiante qui chasse la mort.
Ce prodige surprenant se fit au milieu d'un peuple insensible et ingrat, quelques jours à peine s'étaient passés, et ils ne croyaient plus que Jésus fût un prophète, ni qu'il eût été envoyé pour le salut du peuple juif. Cependant ce miracle fut connu de tous les habitants de la Judée: «Et le bruit de ce prodige se répandit dans toute la Judée, et dans tout le pays d'alentour».
Les miracles de notre Seigneur et Sauveur, Jésus Christ, font certainement impression sur tous les croyants qui les entendent raconter. Mais cette impression n'est pas la même pour tous. Les uns s'extasient devant ses miracles matériels, mais n'ont pas l'intelligence d'autres miracles plus grands encore. Les autres s'émerveillent bien davantage de voir s'accomplir aujourd'hui dans les âmes les miracles que le Christ a opérés dans les corps.
Que personne donc, s'il est chrétien, ne doute qu'aujourd'hui encore des morts ressuscitent. Tout homme, il est vrai, a des yeux qui lui permettent de voir un mort ressusciter, comme le fils de la veuve, dont parle l'évangile qui vient d'être lu. Quant à voir ressusciter des hommes morts spirituellement, tous n'en sont pas capables. Seuls le peuvent ceux qui sont déjà eux-mêmes ressuscites spirituellement. Ressusciter quelqu'un pour la vie éternelle est un miracle plus grand que de ressusciter quelqu'un qui est destiné à mourir une seconde fois.
La veuve, mère de ce jeune homme, s'est réjouie de sa résurrection. L'Église, notre mère, se réjouit de voir chaque jour des hommes ressusciter spirituellement. Lui, il était mort de la mort du corps; eux, de la mort de l'âme. Sa mort visible avait donné lieu à des lamentations publiques, puisque leur mort invisible n'a attiré ni l'attention ni les regards des hommes. Le seul à se soucier d'eux était celui qui les savait morts, et le seul qui les savait morts était celui qui pouvait leur rendre la vie.
Oui, vraiment, si le Seigneur n'était pas venu ressusciter les morts, l'Apôtre n'aurait pas pu dire: Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera (Ep 5,14).
Quand tu l'entends dire: Réveille-toi, ô toi qui dors, tu penses que quelqu'un est en train de dormir. Mais les mots suivants: Relève-toi d'entre les morts te font comprendre qu'il s'agit bien d'un mort. Des morts visibles aussi, on dit souvent qu'ils dorment. De toute évidence, ils dorment tous pour celui qui a le pouvoir de les réveiller.
Pour toi, un mort est réellement mort: tu as beau le secouer à ton gré, le pincer, mettre son corps en pièces, il ne se réveillera pas. Mais pour le Christ qui a dit au jeune homme: Lève-toi (Lc 7,17), celui-ci était en train de dormir, et il s'est levé aussitôt. Il est plus facile au Christ de faire lever un mort de sa tombe qu'à quiconque de réveiller un homme dans son lit.
En vérité, notre Seigneur Jésus Christ voulait que ses actions visibles soient également comprises dans leur sens spirituel. Or il n'opérait pas de miracles pour faire des miracles seulement, mais pour que ses oeuvres soient un sujet d'admiration pour ceux qui les voyaient, et une source de vérité pour ceux qui les comprenaient. Prenons un exemple. Celui qui voit dans un livre des lettres d'une belle écriture, mais ne sait pas lire, peut bien admirer la beauté des caractères et louer la dextérité du copiste: il ne sait pas ce que ces lettres signifient ni ce qu'elles représentent. Ainsi, il loue ce que voient ses yeux, mais son esprit ne saisit rien. Un autre, en revanche, loue l'habileté du scribe et comprend le sens des mots. Il voit, bien sûr, le texte que tous peuvent voir, mais en outre il peut le lire: ce qui est impossible au premier, qui ne l'a pas appris.
De même, parmi ceux qui ont vu les miracles du Christ, les uns n'ont pas compris ce qu'ils signifiaient, ni ce qu'ils enseignaient, d'une certaine manière, à ceux qui en avaient l'intelligence; ils n'ont fait qu'admirer de simples faits matériels. Les autres sont tombés en admiration devant ces prodiges et ont compris en outre ce qu'ils signifiaient. A l'école du Christ, nous devons leur ressembler.
Que personne donc, s'il est chrétien, ne doute qu'aujourd'hui encore des morts ressuscitent. Tout homme, il est vrai, a des yeux qui lui permettent de voir un mort ressusciter, comme le fils de la veuve, dont parle l'évangile qui vient d'être lu. Quant à voir ressusciter des hommes morts spirituellement, tous n'en sont pas capables. Seuls le peuvent ceux qui sont déjà eux-mêmes ressuscites spirituellement. Ressusciter quelqu'un pour la vie éternelle est un miracle plus grand que de ressusciter quelqu'un qui est destiné à mourir une seconde fois.
La veuve, mère de ce jeune homme, s'est réjouie de sa résurrection. L'Église, notre mère, se réjouit de voir chaque jour des hommes ressusciter spirituellement. Lui, il était mort de la mort du corps; eux, de la mort de l'âme. Sa mort visible avait donné lieu à des lamentations publiques, puisque leur mort invisible n'a attiré ni l'attention ni les regards des hommes. Le seul à se soucier d'eux était celui qui les savait morts, et le seul qui les savait morts était celui qui pouvait leur rendre la vie.
Oui, vraiment, si le Seigneur n'était pas venu ressusciter les morts, l'Apôtre n'aurait pas pu dire: Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera (Ep 5,14).
Quand tu l'entends dire: Réveille-toi, ô toi qui dors, tu penses que quelqu'un est en train de dormir. Mais les mots suivants: Relève-toi d'entre les morts te font comprendre qu'il s'agit bien d'un mort. Des morts visibles aussi, on dit souvent qu'ils dorment. De toute évidence, ils dorment tous pour celui qui a le pouvoir de les réveiller.
Pour toi, un mort est réellement mort: tu as beau le secouer à ton gré, le pincer, mettre son corps en pièces, il ne se réveillera pas. Mais pour le Christ qui a dit au jeune homme: Lève-toi (Lc 7,17), celui-ci était en train de dormir, et il s'est levé aussitôt. Il est plus facile au Christ de faire lever un mort de sa tombe qu'à quiconque de réveiller un homme dans son lit.
En vérité, notre Seigneur Jésus Christ voulait que ses actions visibles soient également comprises dans leur sens spirituel. Or il n'opérait pas de miracles pour faire des miracles seulement, mais pour que ses oeuvres soient un sujet d'admiration pour ceux qui les voyaient, et une source de vérité pour ceux qui les comprenaient. Prenons un exemple. Celui qui voit dans un livre des lettres d'une belle écriture, mais ne sait pas lire, peut bien admirer la beauté des caractères et louer la dextérité du copiste: il ne sait pas ce que ces lettres signifient ni ce qu'elles représentent. Ainsi, il loue ce que voient ses yeux, mais son esprit ne saisit rien. Un autre, en revanche, loue l'habileté du scribe et comprend le sens des mots. Il voit, bien sûr, le texte que tous peuvent voir, mais en outre il peut le lire: ce qui est impossible au premier, qui ne l'a pas appris.
De même, parmi ceux qui ont vu les miracles du Christ, les uns n'ont pas compris ce qu'ils signifiaient, ni ce qu'ils enseignaient, d'une certaine manière, à ceux qui en avaient l'intelligence; ils n'ont fait qu'admirer de simples faits matériels. Les autres sont tombés en admiration devant ces prodiges et ont compris en outre ce qu'ils signifiaient. A l'école du Christ, nous devons leur ressembler.
Il est bon de remarquer que la sainte Écriture rapporte sept résurrections avant celle du Seigneur. La première est celle du fils de la veuve de Sarepta (); la seconde, celle du fils de la Sumanite (); la troisième, celle qu'opéra le corps d'Elisée (); la quatrième, celle du fils de la veuve de Naïm ( Lc 7); la cinquième, celle de la fille du chef de la synagogue ( Mc 5); la sixième, celle de Lazare ( Jn 11); la septième, celle qui eut lieu au temps de la passion du Sauveur, alors que les corps d'un grand nombre de saints ressuscitèrent. La huitième est celle de Jésus-Christ, qui, vainqueur à jamais de la mort, vit pour ne plus mourir, et pour signifier que la résurrection générale qui aura lieu au huitième âge du monde, ne sera plus sujette à la mort, mais sera suivie d'une vie éternelle.
Cette veuve qui est entourée d'une multitude de peuple, est à mes yeux plus qu'une femme, elle qui a mérité d'obtenir par ses larmes la résurrection de son fils unique. Ainsi l'Église rappelle à la vie le peuple le plus jeune du milieu des tristes solennités de la mort, et on lui défend de pleurer celui qui doit bientôt ressusciter.
Ce mort était porté dans son cercueil par les quatre éléments terrestres; mais il avait l'espérance de ressusciter parce qu'il était porté dans le bois. Ce bois jusque-là ne nous était d'aucune utilité, mais dès que Jésus-Christ l'eut touché, il devint un instrument de vie, et le signe du salut que le bois de la croix devait apporter à tous les peuples. Nous sommes étendus sans mouvement et sans vie dans le cercueil, lorsque le feu d'une passion violente nous consume, ou lorsque les eaux de l'indifférence nous submergent, et que la vigueur de notre âme se trouve comme émoussée et appesantie par le poids de ce corps terrestre.
Si donc vous êtes coupable d'une grande faute que vous ne puissiez laver dans les larmes de la pénitence, recourez aux larmes de l'Église votre mère, que l'assemblée des fidèles vous aide aussi dans ce pieux travail, et vous sortirez du tombeau, et votre bouche s'ouvrira de nouveau à des paroles de vie, et tous seront saisis de crainte (car l'exemple d'un seul est profitable à tous ceux qui en sont témoins), et ils loueront Dieu qui nous a donné de si grands moyens d'éviter la mort.
Par ce peu de mots, l'Évangéliste nous fait connaître le poids de la douleur qui accablait cette pauvre mère. Elle était veuve, et ne pouvait plus espérer d'autres enfants, elle n'en avait aucun sur lequel elle pût reporter les regards de sa tendresse, à la place de celui qu'elle venait de perdre; il était le seul qu'elle eût nourri de son lait, lui seul était la joie de sa maison, lui seul était toute sa douceur, tout son trésor.
En l'appelant «jeune homme»,Notre-Seigneur nous apprend qu'il était à la fleur de l'âge, dans la première jeunesse. Il y a quelques heures encore, il était la joie et le bonheur des regards de sa mère, peut-être déjà il soupirait après le temps, où uni à une tendre épouse, il deviendrait le chef de sa famille, la souche de sa postérité, et le bâton de vieillesse de sa mère.