Luc 6, 7
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
Ici comme en plusieurs autres passages, la mention des
Scribes est spéciale à S. Luc. Notre évangéliste met très fortement en relief les intentions hostiles de ceux qui
observaient ainsi Notre-Seigneur. D'après ces Pharisiens sans cœur, guérir un malade en un jour de sabbat
était donc un crime énorme, à moins de circonstances extraordinaires. Quelques Rabbins n'allaient-ils pas
jusqu'à regarder comme une violation du repos sabbatique l'action de consoler les personnes malades ! Cfr.
Schabbat, 12, 1 ; Schoettgen, Hor. Hebr. 4, p. 123.
Le Maître vient de justifier par un exemple des plus louables la conduite de ses disciples, accusés de violer le jour du sabbat; ses ennemis l'observent maintenant lui-même pour le calomnier: «Or, les scribes et les pharisiens l'observaient pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat», tout disposés à l'accuser de cruauté et d'impuissance, s'il ne le guérissait point, ou de violer le sabbat s'il le guérissait: «Afin dit l'Évangéliste, d'avoir sujet de l'accuser».