Luc 6, 11

Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.

Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.
Louis-Claude Fillion
Trait propre à S. Luc. Le triomphe public de leur adversaire et leur propre humiliation redoublèrent, on le conçoit, l'exaspération des Pharisiens ; mais leur fureur même, ainsi qu'il arrive souvent, les remplit d'aveuglement et de folie. Les mots ce qu'ils feraient à Jésus caractérisent moins nettement que l'expression parallèle de S. Matthieu et de S. Marc (« ils se consultèrent avec les hérodiens sur les moyens de le faire périr ») les noirs projets des Pharisiens et des Scribes. S. Luc a voulu indiquer par cette nuance qu'il régnait encore une certaine indécision dans l'esprit des ennemis du Sauveur.
Saint Bède le Vénérable
Il choisit de préférence le jour du sabbat, pour enseign er et pour guérir, non seulement afin d'annoncer ainsi le sabbat spirituel, mais aussi parce que le peuple se trouvait réuni en plus grand nombre.
Saint Cyrille d'Alexandrie
Vous êtes témoin, pharisien, des oeuvres divines de sa toute-puissance, vous le voyez guérir les malades par une vertu toute céleste, et, par un noir sentiment d'envie, vous conspirez pour le faire mourir.
Saint Augustin
Lorsque Notre-Seigneur eut guéri cet homme, il fait cette question aux pharisiens: «Est-il permis de sauver l'âme ou de la laisser périr ?» Il parle de la sorte, parce qu'il opérait ses miracles pour établir la foi qui est le salut de l'âme; ou encore, parce que la guérison de la main droite était le symbole du salut de l'âme qui, en cessant de faire des bonnes oeuvres, avait pour ainsi dire la main droite desséchée; ou bien enfin, l'âme ici est prise pour l'homme tout entier, comme lorsqu'on dit: «Il y avait là tant d'âmes ( Gn 46, 27) ».

On peut se demander comment, d'après saint Matthieu, ce sont les pharisiens qui demandent à Notre-Seigneur s'il est permis de guérir le jour du sabbat, tandis que, d'après saint Luc, c'est le Sauveur lui-même qui leur fit cette question. Nous répondons que les pharisiens ont pu très-bien demander les premiers à Notre-Seigneur, s'il était permis de guérir le jour du sabbat; et que lui-même ensuite connaissant leurs pensées, et sachant qu'ils cherchaient une occasion de l'accuser, plaça au milieu d'eux cet homme qu'il voulait guérir, et leur adressa la question que saint Marc et saint Luc mettent dans sa bouche.
Saint Jean Chrysostome
Et comme le rapporte saint Matthieu, ils s'en vont et tiennent conseil pour le faire mourir.
Saint Ambroise
La loi était dans le temps présent la figure de la vie future, où nous nous reposerons en nous abstenant de toute oeuvre corporelle, mais non des bonnes oeuvres, telle que la louange de Dieu.

Vous avez entendu les paroles du Sauveur: «Étendez votre main». C'est le remède général qu'il propose à tous les hommes. Vous donc qui croyez avoir la main saine, craignez que l'avarice ou le sacrilège ne vienne à la fermer; étendez-la continuellement pour secourir le prochain, pour protéger la veuve, pour délivrer de l'injustice celui que vous voyez sous le poids d'une accusation inique; étendez-la vers le pauvre qui vous supplie, étendez-la vers Dieu pour vos péchés: c'est ainsi qu'il faut étendre la main, et c'est ainsi qu'elle est guérie.