Luc 5, 29
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux.
Le banquet somptueux (S. Luc seul relève
ce détail) donné par S. Matthieu en l'honneur de son nouveau Maître n'eut lieu vraisemblablement que
plusieurs jours après l'appel : telle était déjà l'opinion de Tatien dans son Diatessaron ; mais on conçoit que
les synoptiques aient voulu l'en rapprocher dans leurs narrations. - Il y avait une foule nombreuse de publicains… « Les publicains s’étaient réunis à lui comme à un collègue et à un homme exerçant le même
métier. Mais lui, tout fier qu’il était de la présence du Christ, les convoqua tous », S. Jean Chrysost. Hom. 31
in Matth. Petite circonstance à noter : les deux premiers synoptiques ajoutent qu'à la table de Lévi des
« pécheurs » étaient assis en compagnie de Jésus et du publicain ; mais S. Luc ne désigne tout d'abord cette
autre catégorie de convives que par la vague expression « et d'autres personnes ». Dans son récit, c'est sur les
Pharisiens que retombe tout l'odieux de l'épithète « pécheurs ». Voyez le v. 30. Le pronom eux désigne
directement Jésus et Lévi, indirectement les quatre premiers disciples de Notre-Seigneur, d'après les deux
autres narrations.
Après avoir appelé Lévi, le Seigneur s'empressa de l'honorer, en acceptant le repas qu'il lui offre, pour lui inspirer plus de confiance. « Et Lévi lui fit un grand banquet dans sa maison ». Non seulement il se met à table avec lui, mais avec beaucoup d'autres: « Et il y avait une foule nombreuse de publicains, et d'autres qui étaient à table avec eux ».Les publicains s'étaient réunis chez lui comme chez un collègue et un homme de la même profession; mais lui, heureux et fier de la présence de Jésus-Christ, les invita tous à ce banquet. Jésus-Christ profitait de toutes les occasions comme moyen de faire le bien; ce n'était pas seulement en discutant, en guérissant les malades, ou en confondant ses ennemis, mais même en prenant ses repas, qu'il redressait les erreurs et ramenait les âmes égarées; c'est ainsi qu'il nous apprenait à rendre utiles toutes les circonstances comme toutes nos actions. Il ne déclinait pas même la société des publicains en vue du bien qui devait en résulter, agissant comme un médecin qui ne peut guérir une maladie, s'il ne touche la plaie.