Luc 5, 27
Après cela, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. »
Après cela, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. »
Dans les trois narrations, l'appel du publicain Lévi à l'apostolat est
rattaché à la guérison du paralytique. Jésus, étant sorti de la maison où avait eu lieu cette cure
merveilleuse, vint aussitôt auprès du lac qu'il aimait (Marc. 2, 13), et c'est là qu'il vit un publicain
nommé Lévi. Le verbe grec suppose un regard attentif et prolongé. Sur l'identité de S. Matthieu et de
Lévi, voyez l'Évangile selon S. Matth. p. 175. Lévi avait été le nom du publicain ; Matthieu (don du
Seigneur) devint celui de l'Apôtre de Jésus. Le nouvel élu était dans le plein exercice de ses
fonctions abhorrées des Juifs, quand le Messie daigna l'attacher à sa personne divine. Jésus montrait
ainsi combien peu il redoutait les préjugés de ses compatriotes. Cfr. Les vv. 30 et ss.
Ou bien encore, ce publicain est tout homme qui est l'esclave du prince du monde, et qui accorde à sa chair tout ce qu'elle demande, les mets exquis, s'il est sensuel, la volupté, s'il est adultère, et ainsi des autres passions. Mais lorsque le Seigneur le voit assis au bureau des impôts, c'est-à-dire, ne se donnant plus de mouvement pour commettre de plus grandes injustices, il le retire du mal, et alors cet homme marche à la suite de Jésus, et reçoit le Seigneur dans la demeure de son âme.
Lévi avait été publicain, dominé par l'avarice, avide du superflu, convoitant le bien d'autrui (ce qui était le caractère propre des publicains), mais il est arraché à toutes ces pratiq ues injustes par la voix de Jésus-Christ qui l'appelle: «Et il lui dit Suivez-moi».
C'est par ironie qu'il donne aux derniers le nom de justes, comme autrefois, lorsque Dieu dit a l'homme «Voici Adam devenu comme l'un de nous». En effet, saint Paul, affirme que personne absolument n'était juste sur la terre, lorsqu'il dit: «Tous ont péché et ont besoin de la grâce de Dieu». ( Rm 3). - S. Grég de Nysse. Ou bien encore, il dit que ceux qui se portent bien et les justes, c'est-à-dire les anges n'ont pas besoin de médecin, mais bien les malades et les pécheurs, c'est-à-dire nous, qui sommes tombés dans la maladie du péché, qui ne peut exister dans le ciel.