Luc 5, 13
Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
D'après S. Marc, c'était le cœur compatissant de Jésus qui dirigeait sa main
toute-puissante. - Je le veux, sois guéri. « Réponse répondant bellement à la demande » (Fr Luc). A peine le
Sauveur avait-il prononcé cette parole que la lèpre abandonnait pour toujours le malade. En effet, « rien ne
s'interpose entre l’œuvre de Dieu et le commandement, parce que le commandement est œuvre », S.
Ambroise. S. Matthieu envisage la guérison au point de vue cérémonial ; voilà pourquoi il la désigne par le
verbe « a été guérie ». S. Luc s'exprime en médecin : « la lèpre le quitta ». S. Marc combine les deux
manières de voir : « La lèpre le quitta, et il fut guéri ».
Lorsque vous voyez le Sauveur se retirer dans la solitude, n'attribuez pas cette action à la nature qui dit: «Je le veux, soyez guéri»; mais à celle qui étend la main pour toucher le lépreux. Ce n'est pas, sans doute, qu'il y ait deux personnes en Jésus-Christ, comme le prétend Nestorius; mais il y a deux opérations dans une seule et même per sonne, comme il y a deux natures.
Il ajoute: «En témoignage pour eux», parce que cette guérison prouve l'excellence incomparable de Jésus-Christ sur Moïse. Moïse, en effet, n'ayant pu guérir sa soeur de la lèpre, priait le Seigneur de l'en délivrer ( Nb 12); au contraire, c'est avec une souveraine autorité que le Sauveur prononce ces paroles: «Je le veux, soyez guéri».
Notre-Seigneur emploie dans la guérison du lépreux le moyen qu'il lui a comme indiqué dans sa prière: «Et Jésus, étendant la main, le toucha en disant: Je le veux, soyez guéri».La loi défend de toucher les lépreux, mais le Maître de la loi n'est pas soumis à la loi, c'est lui qui en est l'auteur. Si donc il touche ce lépreux, ce n'est pas qu'il n'eût pu le guérir autrement, mais c'était pour prouver qu'il n'était pas assujetti à la loi, et que loin de craindre d'être atteint par cette maladie contagieuse, il était inaccessible à toute souillure, lui qui venait en délivrer les autres. Il voulait, au contraire, que la lèpre qui souille ordinairement la main qui la touche, disparût au simple contact de sa main divine.
Dans ces paroles: «Je le veux, soyez guéri, vous voyez à la fois l'expression de sa volonté bienfaisante et de sa tendre compassion.
Si le Verbe est le remède tout puissant de la lèpre, le mépris du Verbe est donc la lèpre de l'âme.