Luc 4, 14
Lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
Lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
Avant d'entrer dans les détails du ministère galiléen de Jésus, S. Luc décrit
rapidement ici, et d'une manière tout à fait neuve, l'aspect général qu'il eut durant sa première phase. Voyez,
8, 1-3, quelque chose d'analogue. - Jésus retourna en Galilée. Le Sauveur avait quitté sa chère Galilée pour
aller se faire baptiser par le Précurseur : il y rentre maintenant après une absence d'environ six mois (voyez
l'Evang. selon S. Matth., p. 87 et ss.). L'arrestation de Jean-Baptiste fut l'occasion de ce retour (comp. Matth.
4, 12 et Marc. 1, 14) ; mais c'est par la vertu de l'Esprit qu'il faut chercher sa cause déterminante. Cfr. Le v.
1. L'évangéliste, en réitérant cette réflexion, nous donne à entendre que, dans tout ce qu'il racontera
désormais touchant Notre-Seigneur, nous devrons voir la conduite secrète de l'Esprit divin. - Sa renommée se
répandit… Les débuts de l'activité messianique de Jésus en Galilée furent magnifiques. A peine arrivait-il
que sa renommée remplissait déjà tout le pays. Il est possible que ce détail soit une anticipation sur le v. 15 ;
mais le prompt enthousiasme des bons Galiléens peut très bien s'expliquer aussi par le bruit des miracles que
Jésus avait opérés, d'après le quatrième Évangile, soit à Cana, soit à Jérusalem. Cfr. Joan. 2, 1-11, 23.
Cette vertu de l'Esprit, c'est la puissance de faire des miracles.
Le Sauveur ne faisait pas des miracles par une puissance qui lui fut extrinsèque, et comme les autres saints qui agissaient en vertu de la grâce de l'Esprit saint qu'ils avaient reçue; mais comme il était le Fils de Dieu par nature, et qu'il entrait en participation de tous les attributs du Père, il se sert pour agir de la vertu de l'Esprit saint comme lui appartenant en propre. Il était du reste convenable qu'il se manifestât désormais et qu'il fît éclater aux yeux des enfants d'Israël le mystère de l'incarnation: «Et sa renommée se répandit», etc.
Vous voyez la Trinité coéternelle et parfaite. L'Écriture proclame que Jésus est Dieu parfait et homme parfait, elle proclame également la divinité du Père et de l'Esprit saint le coopérateur du Père qui est descendu sur Jésus Christ sous la forme extérieure d'une colombe.
La victoire que Notre-Seigneur venait de remporter sur le tentateur, donna un nouvel accroissement, ou plutôt un nouveau degré de manifestation à sa vertu: «Et Jésus retourna en Galilée dans la vertu de l'Esprit», etc.