Luc 24, 50
Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit.
Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit.
Sur la date de l'Ascension, voyez Act. 1, 3. - Il les conduisit dehors : c'est-à-dire hors de Jérusalem, où le
Maître et les disciples s'étaient retrouvés après leurs rencontres en Galilée. - Vers Béthanie. D'après le récit
des Actes, 1, 12, l'Ascension de Jésus aurait lieu sur le mont des Oliviers, à un quart d'heure environ de
Béthanie ; et c'est en effet au somme principal de cette montagne célèbre, près du village musulman El-Tour,
que les chrétiens ont toujours vénéré l'emplacement de ce grand mystère. Voyez R. Riess, Atlas de la Bible,
pl. 6 ; Gratz, Théâtre des événements racontés dans les Saintes Écritures, t. 1, p. 256 et ss. ; Mgr. Mislin, les
saints Lieux, t. 3, p. 233 et ss. de la seconde édit. Mais, que la leçon des manuscrits B, C, D, L, Sinait. etc.
(« jusque vers ») soit authentique ou non, il n'est pas nécessaire d'interpréter les mots « vers Béthanie » avec
une rigueur mathématique ; ils peuvent fort bien s'appliquer au district qui avoisinait la bourgade ainsi
nommée. - Ayant levé les mains. L'élévation des mains était déjà, dans la liturgie mosaïque, le geste de la
bénédiction. Cfr. Lev. 9, 22. Ce rite subsiste encore chez les Juifs. Voyez D. Stauben, Scènes de la Vie juive
en Alsace, p. 168. Il est touchant de voir que le dernier acte du Seigneur Jésus sur la terre fut une
bénédiction.
Saint Luc ne dit rien absolument de tout ce qui se passa entre le Seigneur et les Apôtres pendant quarante-trois jours, et il joint sans intermédiaire au premier jour de la résurrection le dernier où Jésus quitta la terre pour remonter au ciel: «Ensuite il les emmena hors de la ville jusqu'à Béthanie». Ce fut d'abord à cause du nom de ce village qui signifie maison d'obéissance , car celui qui est descendu sur la terre pour expier la désobéissance des méchants, est remonté aux cieux pour récompenser l'obéissance des bons. Ce fut encore à cause de la position de ce village, situé sur le versant de la montagne des Oliviers, parce qu'en effet., la maison, de l'Église, modèle d'obéissance, a placé sur le versant de la montagne céleste, c'est-à-dire de Jésus-Christ, les fondements de sa foi, de son espérance et de sa charité. Le Sauveur bénit ensuite ceux à qui il venait de confier la mission d'instruire: «Et ayant élevé les mains, il les bénit».
Il les bénit en levant les mains, pour apprendre à celui qui est appelé à bénir les autres, qu'il doit être orné de toutes les vertus les plus éminentes et de la pratique des oeuvres les plus parfaites, c'est ainsi que nous élevons nos mains en haut.