Luc 24, 46

Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,

Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
Catéchisme de l'Église catholique
La mort du Christ a été une vraie mort en tant qu’elle a mis fin à son existence humaine terrestre. Mais à cause de l’union que la Personne du Fils a gardé avec son Corps, il n’est pas devenu une dépouille mortelle comme les autres car " il n’était pas possible qu’il fût retenu en son pouvoir (de la mort) " (Ac 2, 24). C’est pourquoi " la vertu divine a préservé le corps du Christ de la corruption " (S. Thomas d’A., s. th. 3, 51, 3). Du Christ on peut dire à la fois : " Il a été retranché de la terre des vivants " (Is 53, 8) ; et : " Ma chair reposera dans l’espérance que tu n’abandonneras pas mon âme aux enfers et ne laisseras pas ton saint voir la corruption " (Ac 2, 26-27 ; cf. Ps 16, 9-10). La Résurrection de Jésus " le troisième jour " (1 Co 15, 4 ; Lc 24, 46 ; cf. Mt 12, 40 ; Jon 2, 1 ; Os 6, 2) en était la preuve car la corruption était censée se manifester à partir du quatrième jour (cf. Jn 11, 39).
Saint Théophylacte d'Ohrid
Autrement, comment leur âme troublée et chancelante aurait-elle pu s'appliquer à l'étude des mystères de Jésus-Christ? il y ajoute encore l'enseignement de sa divine parole: «Il leur dit: Il est ainsi écrit, et c'est ainsi qu'il fallait que le Christ souffrît», c'est-à-dire, le supplice de la croix.
Saint Bède le Vénérable
Jésus-Christ aurait perdu tout le fruit de sa résurrection, s'il ne fût véritablement ressuscité. Aussi ajoute-t-il: «Et qu'il ressuscitât d'entre les morts le troisième jour». Après avoir établi la vérité de son corps, il veut aussi établir l'unité de son Église: «Et qu'on prêchât en son nom la pénitence et la rémission des péchés dans toutes les nations».
Saint Cyrille d'Alexandrie
Ou encore, il leur dit d'abord: «Recevez l'Esprit saint, afin de les préparer à le recevoir; ou il parle au présent de ce qui ne devait arriver que plus tard.