Luc 24, 17
Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
Jésus adresse enfin la parole aux disciples, à la façon d'un ami compatissant.
Il agit comme s'il s'était aperçu à leur conversation, depuis qu'il les avait rejoints, qu'une vive inquiétude
pesait sur eux, mais sans qu'il eût pu en saisir tout l'objet. - Ces paroles que vous échangez… Le verbe grec
correspondant à échangez est très expressif. On ne le trouve qu'en cet endroit du Nouveau Testament.
Plusieurs manuscrits antiques (Sinait, A, B, L) ont une variante notable, qui a été adoptée par les versions
copte et sahidique : « et ils s'arrêtèrent tristes ». La question de Jésus s'arrêterait donc à marchant, et ces
derniers mots contiendraient un nouvel incident graphique du récit.
C'est par un dessein plein de sagesse que Jésus n'apparaît pas aux deux disciples sous une forme qui le fit reconnaître; il reproduit extérieurement pour les yeux du corps ce qui se passait intérieurement pour les yeux de leur âme. En effet, l'amour pour Jésus et le doute se partageaient à la fois leur coeur. Il leur manifeste donc sa présence, pendant qu'ils s'entretenaient de lui, mais il leur apparaît sous une forme qui ne leur permettait pas de le reconnaître, parce que leur âme est en proie au doute. Cependant il leur adresse la parole: «Et il leur dit: De quoi vous entretenez-vous ainsi en marchant et d'où vient votre tristesse ?»