Luc 23, 8
À la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle.
À la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle.
Hérode… en eut une grande joie : beau détail psychologique, qui ouvre très bien cette nouvelle
scène. Le monarque blasé se promet, à la vue de Notre-Seigneur, un plaisir d'un genre particulier. - Il désirait
depuis longtemps. Cette tournure dénote des désirs d'autant plus vifs qu'ils étaient demeurés plus longtemps
inassouvis. Voyez 9, 7 et ss., les premières traces de ce désir d'Hérode. - Il avait entendu dire beaucoup de
choses… Motif qui avait ainsi piqué la curiosité du tétrarque. Ayant appris que Jésus était un grand
thaumaturge, cet homme frivole espérait en avoir quelques preuves « de visu », car il ne doutait pas que
l'accusé n'essayât de gagner par tous les moyens la faveur du juge dont son sort dépendait.
Ce n'est pas qu'il voulut tirer quelque utilité de la présence du Sauveur, mais il avait la passion des nouveautés, et il s'attendait à voir un homme extraordinaire dont il avait entendu vanter la sagesse et les prodiges: «Car il avait entendu raconter beaucoup de choses de lui, et il espérait lui voir faire quelque miracle». Il voulait aussi savoir ce qu'il lui dirait, et dans ce dessein il l'interroge sur le ton de la dérision et de la raillerie: «Il lui fit donc beaucoup de questions». Mais Jésus, dont toute la conduite est dirigée par une raison souveraine, et qui, au témoignage de David, règle tous ses discours avec prudence et jugement ( Ps 111, 5), crut plus utile pour Hérode de garder le silence dans cette circonstance. En effet, tout discours adressé à celui qui n'en fait aucun profit, devient pour lui une cause de condamnation: «Mais Jésus ne lui répondit rien».