Luc 23, 54
C’était le jour de la Préparation de la fête, et déjà brillaient les lumières du sabbat.
C’était le jour de la Préparation de la fête, et déjà brillaient les lumières du sabbat.
Le jour de
la préparation. S. Marc, 15, 42, explique cette expression grecque par un substantif à demi hébreu, qui
désignait le vendredi. On « préparait » ce jour-là chez les Juifs tout ce qui était nécessaire pour le sabbat,
dont le repos était inviolable : de là le nom de Parascève ou préparation. - Le sabbat allait commencer.
Littéralement : le sabbat se mettait à briller. Et pourtant c'était le soir ! Aussi, d'après divers auteurs, devrait-il
s'entendre ici ou de la lueur des étoiles, ou même (Kuinoel) de celle des lampes à sept branches qu'on allume
le vendredi soir dans toutes les maisons israélites pour fêter l'arrivée du sabbat. Mais il est beaucoup plus
juste de voir dans cette locution une simple métaphore, par laquelle on applique au début d'un jour artificiel
(par exemple, du sabbat, qui commençait le soir) ce qui ne convient directement qu'à celui du jour naturel.
Ligthfoot a d'ailleurs prouvé que les Juifs employaient précisément des expressions analogues pour désigner
l'ouverture de leur jour sacré. Cfr. Hor. hebr. h. l.
Ce tombeau était taillé dans le roc, car s'il avait été construit de plusieurs pierres assemblées, on aurait accusé ses disciples d'en avoir soulevé les fondements pour enlever le corps de leur maître. Il est déposé dans un tombeau neuf, comme le fait remarquer l'Évangéliste: «Dans lequel personne n'avait encore été mis», car s'il était resté d'autres corps dans ce sépulcre, après la résurrection on aurait pu croire que c'était un autre que Jésus qui était ressuscité. C'est le sixième jour que l'homme avait été créé, c'est aussi le sixième jour que le Seigneur fut crucifié pour accomplir le mystère de la réparation du genre humain: «Or, c'était le jour de la préparation»; c'est le nom que les Juifs donnaient au sixième jour, parce qu'ils préparaient ce jour-là tout ce qui était nécessaire pour le jour du sabbat. De même aussi que le créateur s'est reposé de son oeuvre le septième jour, ainsi le Sauveur s'est reposé dans le sépulcre le septième jour: «Et le jour du sabbat allait commencer». Nous avons vu plus haut que tous ceux qui étaient de la connaissance de Jésus, et les femmes qui l'avaient suivi se tenaient à l'écart. Lors donc que le corps de Jésus eut été détaché de la croix, les amis du Sauveur s'en retournèrent chez eux; et les femmes seules qui l'aimaient plus tendrement, suivirent ses funérailles, dans le désir qu'elles avaient de voir où son corps serait déposé. «Les femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus, ayant suivi Joseph, virent le sépulcre, et comment le corps de Jésus y avait été déposé»,afin de pouvoir lui offrir en temps opportun l'hommage de leur pieuse affection.
Notre-Seigneur a voulu être crucifié le sixième jour, et se reposer le septième jour dans le sépulcre, pour nous apprendre que pendant le sixième âge du monde, nous devons souffrir et être crucifié au monde pour le Seigneur. ( Ga 6, 14). Mais au septième âge, c'est-à-dire après la mort, les corps reposent dans les tombeaux et les âmes dans le sein de Dieu. Aujourd'hui encore, il y a de saintes femmes, c'est-à-dire des âmes vraiment humbles et embrasés d'amour qui suivent avec un pieux empressement la passion de Jésus-Christ, et qui, afin d'en faire l'objet de leur imitation, méditent avec soin l'ordre dans lequel elle s'est accomplie. Après qu'elles l'ont lue, entendue et gravée dans leur mémoire, elles s'appliquent à la pratique des bonnes oeuvres qui sont agréables à Jésus-Christ, afin que lorsque finira la préparation de la vie présente, elles puissent, le jour de la résurrection, aller au-devant du Sauveur dans le repos bienheureux, portant avec elles les parfums des oeuvres spirituelles.