Luc 22, 69
Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »
Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »
Jésus accorde toutefois, quoique en termes menaçants, ce qu'il avait paru tout d'abord refuser.
Comme à la fin du premier interrogatoire (Cfr. Matth. 26, 64, Marc, 14, 62 ; voyez le commentaire), il
évoque devant ses ennemis l'image glorieuse et terrible du Fils de l'homme, assis à la droite de Dieu, et muni
d'une puissance à laquelle rien ne pourra résister.
Paroles dont voici le sens: Le temps des discours et des enseignements est passé pour vous; désormais c'est le temps du jugement, où vous me verrez, moi le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu.
Souvent en effet, il leur avait déclaré qu'il était le Christ; par exemple lorsqu'il leur disait: «Mon Père et moi nous sommes un», ( Jn 10,30 ) et en d'autres termes semblables: «Et si je vous interroge, vous ne me répondrez pas». C'est ainsi qu'il leur avait demandé comment ils pouvaient dire que le Christ fût le Fils de David, puisque David inspiré l'appelait son Seigneur (cf. Mt 22,42 Mc 12,35-36 Lc 20,42 , etc). Or, ils n'avaient voulu ni croire à sa parole, ni répondre à ses questions, et comme ils s'attachaient à calomnier le fils de David, il leur fait entendre une vérité beaucoup plus importante:» Désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu».
ils comprirent qu'il s'était déclaré le Fils de Dieu en disant de lui-même: «Désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu».
Lorsque la sainte Écriture nous représente Dieu comme assis, et qu'elle nous parle de son trône, elle veut exprimer qu'il est le Roi de l'univers, et qu'il a sur tous les hommes une puissance souveraine. Nous ne pouvons admettre, en effet, qu'il existe un tribunal où le Seigneur de toutes choses vienne siéger, ni que la nature divine ait une droite ou une gauche, car il n'appartient qu'aux corps d'avoir une forme, d'occuper une place, ou d'être assis. Mais comment le Fils de l'homme pourra-t-il paraître dans la même gloire et au même rang que son Père, s'il n'est pas son Fils par nature, s'il n'a pas en lui l'essence même du Père?