Luc 22, 64

Ils lui avaient voilé le visage, et ils l’interrogeaient : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? »

Ils lui avaient voilé le visage, et ils l’interrogeaient : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? »
Louis-Claude Fillion
Ils lui voilèrent la face. Voyez Marc. 14, 65 et le commentaire. Fra Angelico a reproduit admirablement ce détail. « Par une innovation qui demandait quelque chose de plus que du génie, il a couvert les yeux du Sauveur d'un bandeau transparent, à travers lequel on voit reluire, outre la majesté de ses traits, la douce autorité de son regard » (Rio). - Et ils le frappaient au visage. Cette phrase est omise dans les manuscrits Sinait., B, K, L, M, etc. - Prophétise (S. Matth. ajoute : « Christ »)… Odieuse parodie du rôle prophétique attribué au Messie dans les saintes Écritures.
Saint Bède le Vénérable
Ils lui faisaient subir cet indigne traitement, parce qu'il avait voulu se faire passer aux yeux du peuple pour un prophète. Or, ce même Jésus qui fut alors souffleté par les Juifs, est encore aujourd'hui outragé de la même manière par les blasphèmes des faux chrétiens. Ils lui bandèrent les yeux, non pour lui dérober le spectacle de leurs violences, mais pour dérober à eux-mêmes la vue de sa face adorable. C'est ainsi que les hérétiques, les Juifs et les mauvais catholiques, qui continuent de l'outrager par leur conduite criminelle, lui disent encore pour se moquer de lui: «Qui t'a frappé ?» lorsqu'ils s'imaginent qu'il ne peut connaître leurs pensées et leurs oeuvres de ténèbres.