Luc 22, 57
Mais il nia : « Non, je ne le connais pas. »
Mais il nia : « Non, je ne le connais pas. »
Premier
reniement. Les quatre narrateurs sont d'accord pour dire qu'il fut occasionné par la question d'une servante. -
Assis devant le feu, c'est-à-dire auprès du feu, dont l'éclat dessinait fortement les profils de ceux qui se
chauffaient alentour. - Le fixa : le verbe grec indique un regard prolongé, pénétrant. Cfr. 4, 20. - Lui aussi :
Les quatre évangélistes emploient cette forme emphatique, quoiqu'ils diffèrent pour la suite des paroles de la
servante. L'apostrophe « Femme » n'a été conservée que par S. Luc.
Pourquoi est-ce une servante qui découvre la première la présence de Pierre, alors que c'était bien plutôt aux hommes à la reconnaître? N'est-ce point que Dieu permit que ce sexe ne se rendît coupable dans la passion du Seigneur, pour qu'il eût part aussi à la grâce de la rédemption par sa passion? Pierre étant reconnu, renie son Maître; je préfère voir Pierre renier Jésus, plutôt que de dire que le Seigneur s'est trompé: «Et Pierre le nia, disant: Femme, je ne le connais point».
Or, Pierre a renié Jésus, parce que sa promesse a été présomptueuse. Il ne le renie pas sur la montagne, ni dans le temple, ni dans sa maison, mais dans le prétoire des Juifs, il renie Jésus là où il est enchaîné, là où ne se trouve point la vérité. Il le renie en disant «Je ne le connais point»; il eût été téméraire, en effet, de dire qu'il connaissait celui que l'esprit humain ne peut comprendre: «Car personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père» ( Mt 11, 47). Bientôt il renie Jésus une seconde fois: «Un peu après, un autre le voyant, lui dit: Vous aussi, vous êtes de ces gens là».