Luc 22, 37
Car, je vous le déclare : il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture : Il a été compté avec les impies. De fait, ce qui me concerne va trouver son accomplissement. »
Car, je vous le déclare : il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture : Il a été compté avec les impies. De fait, ce qui me concerne va trouver son accomplissement. »
Jésus motive sa
recommandation. Le disciple n'est pas plus que le maître ; or le maître va être bientôt outragé, persécuté : il
est donc naturel que les disciples s'attendent aussi à la persécution. - Il faut encore. Deux mots emphatiques :
cela encore, comme tout le reste. - Ce qui est écrit : par Isaïe au chap. 53 (v. 12), qui est un des points
culminants de sa prophétie, et qui traite si admirablement des souffrances et des humiliations du Messie.
Voyez le commentaire de M. Trochon, et le Manuel biblique de M. Vigouroux, t. 2, p. 525 et 526. - Il faut
encore... : c'est une nécessité d'après le plan divin. - Il a été mis au rang des scélérats. Dans le texte grec :
des « sans loi », et par suite, « scélérat », homme qui ne tient aucun compte de la loi. Cette prophétie
s'accomplissait peu d'heures après l'application que s'en faisait Jésus. Nous verrons en effet Notre-Seigneur
traité comme scélérat, crucifié entre deux scélérats. - En effet introduit une explication des dernières paroles.
Pourquoi la prédiction d'Isaïe est-elle sur le point de se réaliser ? Réponse : ce qui me concerne touche à sa
fin. Il y a deux manières d'interpréter cette réponse. 1° Tout ce qui a été écrit à mon sujet dans les saints
Livres doit s'accomplir ; 2° ce qui me concerne approche de sa fin. Nous préférons le second sens, qui est
plus littéral et plus naturel (Cfr. Euthymius, etc.).
Que signifient ces paroles? Jésus a dit à ses disciples: «Si l'on vous frappe sur la joue droite, présentez l'autre», ( Mt 6) et voilà qu'il les arme pour se défendre, et seulement d'une épée. S'il jugeait nécessaire de les armer, il fallait joindre à l'épée le bouclier et le casque. Mais encore quand ils auraient eu ces armes par milliers, comment les Apôtres auraient-ils pu lutter contre tant de violences et d'embûches venant à la fois des peuples, des tyrans, des villes et des nations. Le seul aspect des armées ennemies eût jeté la terreur dans l'âme de ces hommes, qui avaient passé leur vie sur le bord des lacs et des fleuves. Ne croyons donc pas que Notre-Seigneur commande ici à ses disciples de se munir de glaives, il se sert ici de cette expression pour figurer les embûches que les Juifs lui tendaient pour le perdre. C'est pour cela qu'il ajoute: «Car je vous le dis, il faut encore que cette parole de l'Écriture s'accomplisse en moi». «Il a été mis au rang des malfaiteurs». ( Is 52).