Luc 22, 1
La fête des pains sans levain, qu’on appelle la Pâque, approchait.
La fête des pains sans levain, qu’on appelle la Pâque, approchait.
D'après les
rédactions plus précises de S. Matthieu et de S. Marc, la fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir
lieu deux jours après. Sur les noms fête des Azymes et Pâques, voyez l'Evang. selon S. Matth. p. 491 et 501.
Le second est ajouté ici par manière d'explication pour les chrétiens convertis du paganisme, qui pouvaient
ne pas comprendre le premier.
La GloseEn commençant le récit de la passion du Sauveur, l'Évangéliste parle d'abord de ce qui en était la figure: «La fête des pains sans levain, appelée la pâque, était proche».
Le mot pâque, en hébreu phase, ne tire pas son nom du mot souffrance , mais du mot passage, parce que l'ange exterminateur, voyant le sang de l'agneau sur les portes des Israélites, passa sans mettre à mort leurs premiers-nés; ou encore, parce que le Seigneur lui-même vint du ciel et passa au milieu d'eux pour secourir son peuple. Or, la pâque diffère des azymes, en ce que le nom de pâque est donné exclusivement au jour où l'on devait immoler l'agneau (c'est-à-dire le quatorzième de la lune du premier mois), tandis que le quinzième de la lune, jour de la sortie d'Égypte, commençait la fête des azymes qui durait sept jours, jusqu'au vingt et unième jour du même mois. C'est pourquoi les Évangélistes emploient indifféremment ces deux noms, comme dans cet endroit: «Le jour des azymes qui est appelé la pâque». Le sens mystique de cette interprétation est que Jésus-Christ, qui a souffert une fois pour nous, nous fait un devoir de vivre dans les azymes de la sincérité et de la vérité ( 1Co 5,7-8 ), pendant toute la durée de cette vie, qui se compose de révolutions successives de sept jours.