Luc 21, 15

C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.

C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.
Fulcran Vigouroux
Une bouche. Dans le style de l’Ecriture, le mot bouche se met pour ce qui en sort, comme les paroles, les ordres, les commandements.
Louis-Claude Fillion
Quelle emphase visible dans ce car je… - Je vous donnerai… Métonymie très expressive, qu'on trouve dans toutes les langues. Comparez, pour l'idée, 12, 11 et 12 ; Matth. 10, 19, 20 ; Ex. 4, 15, 16 ; Jer. 1, 9. - Une sagesse. Le Seigneur fournira aux siens les pensées non moins que les paroles. - Vos adversaires ne pourront résister. Voyez au livre des Actes, 4, 14 ; 6, 10, la réalisation littérale de cette promesse, et l'influence irrésistible des arguments que l'Esprit Saint inspirait aux Apôtres. Plus tard, combien de fois les juges païens ne furent-ils pas réduits au silence par les réponses des martyrs ! - Vos adversaires. L'expression grecque correspondante est chère à S. Paul et à S. Luc : ils sont seuls à l'employer dans le Nouveau Testament. - La forme donnée à la pensée de Jésus dans ce verset est propre à notre évangéliste. Cfr. Marc. 13, 11.
Saint Théophylacte d'Ohrid
Comme les Apôtres étaient sans instruction et sans lettres, Notre-Seigneur leur recommande de ne point se troubler lorsqu'ils sont appelés à rendre compte de leur conduite devant les sages du monde, et il en donne la raison: «Car je mettrai moi-même sur vos lèvres des paroles et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister et qu'ils ne pourront contredire», c'est-à-dire, vous recevrez à l'instant de moi l'éloquence et la sagesse, de sorte que tous vos ennemis, quand ils réuniraient tous leurs efforts, ne pourront vous résister, ni par leur sagesse (c'est-à-dire, par la force des raisonnements), ni par l'éloquence et par l'élégance du langage. Il en est beaucoup, en effet, qui ont un grand fond de sagesse, mais qui, faciles à troubler, voient se confondre toutes leurs idées lorsque le mom ent est venu de les exposer. Tels ne furent point les Apôtres, qui reçurent le double don de la sagesse et de la parole.