Luc 20, 8
Alors Jésus leur déclara : « Eh bien, moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. »
Alors Jésus leur déclara : « Eh bien, moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. »
Parfaite application de l'axiome : « Réponds à l’insensé selon sa folie, sinon il va se prendre
pour un sage ! », Prov. 26, 5. Si vous êtes incompétents pour porter un jugement sur l'autorité de S.
Jean-Baptiste, vous l'êtes aussi au sujet de la mienne. - Voyez du reste l'explication détaillée de tout ce
passage dans nos commentaires sur S. Matthieu et sur S. Marc.
Il veut leur prouver qu'ils ont toujours résisté à l'Esprit saint, et qu'ils ont refusé de croire non seulement à Isaïe dont ils ne se souvenaient plus, mais à Jean-Baptiste qui avait paru récemment au milieu d'eux, Il leur adresse donc à son tour une question pour leur faire entendre que s'ils n'ont point voulu croire au témoignage que lui rendait Jean-Baptiste, un si grand prophète, et qui jouissait parmi eux d'une si grande considération, ils ne le croiraient pas davantage lui-même lorsqu'il leur dirait par quelle puissance il fait ces choses.
Saint Luc ayant raconté comment Jésus avait chassé du temple les vendeurs et les acheteurs, passe sous silence qu'il retournait chaque jour à Béthanie, et revenait le lendemain à Jérusalem, ne dit rien du figuier qu'il dessécha, ni de la réponse qu'il fit à ses disciples étonnés sur la vertu de la foi ( Mt 21, 21; Mc 11, 28), et au lieu de suivre par ordre les événements de chaque jour, il continue ainsi son récit: «Un de ces jours-là», etc., paroles qui doivent s'entendre du jour où saint Matthieu et saint Marc placent les mêmes faits.
Le Sauveur demande non pas quelle était l'origine de Jean-Baptiste, mais d'où venait son baptême?