Luc 20, 14
En le voyant, les vignerons se firent l’un à l’autre ce raisonnement : “Voici l’héritier. Tuons-le, pour que l’héritage soit à nous.”
En le voyant, les vignerons se firent l’un à l’autre ce raisonnement : “Voici l’héritier. Tuons-le, pour que l’héritage soit à nous.”
Les vignerons aperçoivent à distance et
reconnaissent le fils de leur propriétaire. Aussitôt ils délibèrent à leur tour ; mais c'est pour prendre une
horrible résolution : « Celui-ci est l’héritier ; tuons-le ». Sur ce titre d'héritier, appliqué à Notre-Seigneur,
voyez Hebr. 1, 2. Avec quelle force et quelle clarté tout ensemble Jésus dévoile devant le peuple les trames
honteuses de ses chefs et le motif réel de la haine dont ceux-ci le poursuivaient ! Ces hommes ont fait de la
théocratie leur propriété, et, ce pouvoir qu'ils ont exploité jusqu'ici à leur profit, ils ne peuvent se résoudre à
le déposer entre les mains du Fils, qui vient le réclamer au nom de son Père.
Les Juifs perfides voulant se défaire du Fils unique que Dieu leur envoyait, et qu'ils refusaient de reconnaître pour héritier, le chassèrent en le reniant, et le mirent à mort en l'attachant à une croix: «Les vignerons l'ayant vu, dirent en eux-mêmes: Voici l'héritier, tuons-le, afin que l'héritage soit pour nous».Jésus-Christ est tout à la fois l'héritier et le testateur; l'héritier, parce qu'il a survécu à sa propre mort, et que nos progrès dans le bien sont comme les biens héréditaires qu'il reçoit en vertu des testaments qu'il a faits en notre faveur.