Luc 20, 13

Le maître de la vigne dit alors : “Que vais-je faire ? Je vais envoyer mon fils bien-aimé : peut-être que lui, ils le respecteront !”

Le maître de la vigne dit alors : “Que vais-je faire ? Je vais envoyer mon fils bien-aimé : peut-être que lui, ils le respecteront !”
Louis-Claude Fillion
Sublime délibération, que S. Luc seul a relatée complètement. Comme en d'autres circonstances solennelles, Gen. 1, 26 ; 6, 7, Dieu tient pour ainsi dire conseil avec lui-même avant de prendre une décision importante pour l'humanité. - J'enverrai mon fils. C'est encore la miséricorde qui l'emporte ; mais la miséricorde poussée à son extrême limite. - Peut-être éprouveront-ils du respect. Cet anthropomorphisme est très bien commenté par S. Jérôme : « En disant : ils respecteront mon fils, il ne dit pas cela comme s’il l’ignorait. Car qu’est-ce qui est inconnu au père de famille qui tient lieu ici la place de Dieu ? Mais on dit toujours que Dieu se pose des questions pour laisser de la place à la libre volonté de l’homme ». Les mots « en le voyant » sont omis par les manuscrits B, C, D, L, Q, Sinaït.
Saint Théophylacte d'Ohrid
Après que les prophètes eurent souffert tous ces outrages, Dieu résolut d'envoyer son Fils. Alors le maître de la vigne dit: «Que ferai-je ?»
Saint Cyrille d'Alexandrie
Le maître de la vigne paraît délibérer en lui-même sur ce qu'il doit faire, non pas qu'il manque de serviteurs, mais parce qu'après avoir tenté tous les moyens de sauver les hommes, sans qu'ils en aient jamais profité, il a eu recours à un moyen qui surpasse tous les autres: «J'enverrai mon fils bien aimé, peut-être qu'en le voyant ils le respecteront».