Luc 2, 4
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
L’édit d’Auguste amenant la mère de Jésus à Bethléem, patrie indiquée par les prophètes, sert aux fins du Sauveur (saint Chrysostome).
De l'empereur
romain, du proconsul de Syrie, du recensement des Juifs, nous arrivons, par des cercles de plus en plus
restreints, à S. Joseph et à Marie. « Monter » était, dans la littérature juive, l'expression consacrée pour
désigner un voyage à Jérusalem et aux alentours, parce que, de quelque côté que l'on vînt, il fallait monter
avant d'y arriver. Voyez Matth. 20, 17, Gesenius, Thesaur., et dans Riess, Atlas de la Bible, le profil de la
planche 7. Les mots suivants , de Galilée … Bethléem, indiquent le point de départ et le terme du voyage des
saints époux. De la Galilée Joseph et Marie se rendirent en Judée ; de la cité de Nazareth ils vinrent dans la
cité de David, appelée Bethléem. Le trajet était long et pénible : du reste il diffère à peine de celui que la
Mère de Dieu avait accompli quelques mois auparavant (voir la note de 1, 39), pour aller visiter sa cousine
Elisabeth. Comp. R. Riess, Atlas de la Bible, pl. 4 ; Vict. Ancessi, Atlas bibliq. pl. 15. Sur Bethléem, voyez
l'Évangile selon S. Matth. p. 49 ; Tobler, Bethlehem in Palaestina topog. und histor. Geschildert, 1849 ;
Robinson, Palaestina, t. 2, pp. 379-386 ; Baedeker's Palaestina u. Syrien, pp. 253 et ss. On appelait Bethléem
la « cité de David » parce que le fondateur de la plus célèbre des dynasties juives y était né et y avait passé
les années de sa jeunesse. Comp. 1 Reg. 16, 1 ; 17, 12. - Il était de la maison et de la famille de David.
Comp. 1, 27. Les mots maison et famille sont à peu près synonymes dans ce passage : néanmoins, il est
possible d'établir entre eux une légère différence, si l'on se reporte à l'antique organisation du peuple juif.
Famille paraît correspondre aux grandes branches entre lesquelles se partageaient les tribus ; maison
désignerait par métonymie les subdivisions de ces branches, c'est à dire les familles. La signification du
premier de ces noms (famille) serait ainsi plus étendue que celle du second (maison). S. Luc les associe
évidemment pour montrer que S. Joseph se rattachait de la façon la plus stricte à la race de David.
L'Évangéliste désigne cette ville sous le nom de ville de David, pour nous apprendre que la promesse que Dieu avait faite à David (que le Roi éternel sortirait de sa race) (cf. 2 R 7, 12; Ps 131, 11), se trouvait accomplie; c'est aussi pour cela qu'il ajoute: « Parce qu'il était de la maison et de la famille de David ». Par là même que Joseph était de la race de David, l'Évangéliste prouvait que la Vierge en descendait également, puisque la loi divine ordonnait que les mariages fussent contractés dans la même famille, il se contente donc d'ajouter: « Avec Marie son épouse », etc. - Cyril
Notre ville et notre patrie, c'est le repos bienheureux vers lequel nous devons nous avancer chaque jour par un progrès continuel dans les vertus. Chaque jour la sainte Église, à la suite de ses docteurs, se dégage du cercle toujours agité de la vie mondaine (ce que si gnifie le mot Galilée), pour venir dans la ville de Juda (c'est-à-dire de la confession et de la louange), et y payer au roi éternel le tribut de sa piété. A l'exemple de la bienheureuse Vierge Marie, elle nous a conçus par l'opération de l'Esprit saint; épouse d'un autre, elle est fécondée par ce divin Esprit, elle est unie visiblement au souverain pontife, qui est son chef, mais elle est comblée des dons et de la vertu invisible de l'Esprit saint; son nom même nous indique que le zèle du Maître qui enseigne ne peut rien, si l'assistance du secours divin ne vient ouvrir le coeur de ceux qui sont enseignés.
En publiant cet édit, l'empereur Auguste ne fût que l'instrument de la Providence divine, qui voulait qu'il secondât ainsi la présence de son Fils unique à Bethléem; car cet édit amenait nécessairement sa mère dans cette ville prédite par les prophètes, c'est-à-dire à Bethléem de Juda: « Joseph vint en Judée, à la ville de David, appelée Bethléem ».