Luc 2, 26

Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.

Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Louis-Claude Fillion
Dans un de ces moments d'intime et suave union qui accompagnent souvent la résidence du Saint-Esprit dans une âme, il avait été clairement révélé à Siméon qu'il aurait le bonheur de voir le Christ avant de mourir. L'antithèse du divin oracle est à remarquer : Il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ. Dans le quatrième Évangile, 8, 51, il est aussi question de « voir la mort ». Comp. Ps. 88, 48, et Delitzsch, System der bibl. Psychologie, Leipzig 1855, p. 190 et 191. - Le Christ du Seigneur : non plus le Christ Jéhovah, comme au v. 11, mais le Christ de Jéhovah, c'est-à-dire envoyé, donné par le Seigneur.
Saint Bède le Vénérable
Voir la mort, c'est en subir les atteintes, mais h eureux mille fois celui qui, avant de voir la dissolution de son corps par la mort, se sera efforcé de voir auparavant des yeux du coeur, le Christ du Seigneur, en transportant par avance sa vie dans la céleste Jérusalem, en fréquentant la maison de Dieu, c'est-à-dire, en suivant les exemples des saints, dans lesquels Dieu a fixé sa demeure. Or, c'est la même grâce de l'Esprit saint, qui lui avait annoncé par avance l'avènement du Sauveur, qui lui fait connaître le moment de sa venue: « Et il vint au temple conduit par l'Esprit ».
Saint Athanase
Il veut parler ici du salut que Jésus-Christ est venu apporter à l'univers entier. Comment donc est-il dit plus haut que Siméon attendait l a consolation d'Israël? C'est que l'Esprit saint lui avait fait connaître, que le peuple d'Israël recevrait sa consolation, lorsque le salut serait révélé à tous les peuples de la terre.
Origène
Et vous aussi, si vous voulez tenir Jésus et le serrer entre vos bras, faites tous vos efforts pour que l'Esprit saint lui-même vous serve de guide au temple de Dieu: « Et comme la parenté de l'enfant Jésus , l'y apportaient, afin d'accomplir pour lui ce qu'ordonnait la loi, il le prit dans ses bras ».