Luc 19, 46

« Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »

« Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Louis-Claude Fillion
Voyez nos commentaires sur les deux premiers Évangiles. S. Luc ne fait guère que toucher à cette majestueuse action de Jésus. - Étant entré dans le temple. C'était, comme le note expressément S. Marc, 11, 12 et ss., le lendemain de l'entrée solennelle à Jérusalem. - Ceux qui vendaient et ceux qui achetaient. Ces deux derniers mots sont omis par Tischendorf, sur l'autorité des manuscrits B, L, Sin., etc. C'était la seconde fois que Jésus chassait des parvis sacrés les grossiers usurpateurs qui les profanaient avec la tolérance et même la complicité des prêtres. Cfr. Joan. 2, 14 et ss. - Vous en avez fait une caverne de voleurs. Cinquante ans après, la maison de Dieu allait devenir dans un sens encore plus désolant un repaire horrible de bandits. Parlant des atrocités commises par les « sicaires » dans l'intérieur du temple, Ananus s'écriait : « Il eût été bon pour moi de mourir avant de voir le sanctuaire souillé par de telles abominations, ces lieux sacrés horriblement piétinés par des scélérats sanguinaires ». Jos. Bell. Jud. 4, 3, 10.
Saint Cyrille d'Alexandrie
Il y avait, en effet, dans le temple, une multitude de marchands qui vendaient les animaux destinés à être immolés conformément aux prescriptions de la loi. Mais le temps était venu où les ombres allaient faire place au brillant éclat de la vérité en Jésus-Christ. C'est pourquoi Notre-Seigneur, qui était adoré dans le temple avec son Père, commence à réformer les rites défectueux de la loi, et rappelle que le temple est une maison de prières: « Il est écrit: Ma maison est une maison de prières, et vous en faites une caverne de voleurs ».