Luc 19, 29
Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé mont des Oliviers, il envoya deux de ses disciples,
Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé mont des Oliviers, il envoya deux de ses disciples,
Nous devons intercaler ici, d'après la
suite chronologique des événements, un petit séjour de Notre-Seigneur à Béthanie. Voyez l'Harmonie
évangélique, et Joan. 12, 1-19. - Bethphagé et Béthanie. Sur Bethphagé, comp. Matth. 21 et le commentaire.
D'après Caspari, Chronolog. geograph. Einleitung in das Leben J.C., 1869, p. 161 et s., ce n'eût pas été un
village, mais un district, qui aurait embrassé tout le territoire compris entre la muraille orientale de Jérusalem
et Béthanie, y compris cette dernière localité. Porter, Handbook for Syria a. Palestina, p. 215, fait de
Béthanie et de Bethphagé deux quartiers d'un même village. Ces hypothèses ne sont pas fondées. Cfr. Hug,
Einleit. in N.T. 4è édit. t. 1, p. 16 et s. Quoique S. Luc et S. Marc mentionnent Bethphagé avant Béthanie, il
résulte des récits comparés de S. Matthieu et de S. Jean que Bethphagé était le plus rapproché de Jérusalem,
puisque Jésus, allant de Béthanie à la capitale juive, trouva cette localité sur sa route. Mais comme, d'une
part, S. Luc abrège, et que, d'autre part, les deux villages étaient très peu distants l'un de l'autre, cette manière
de parler n'a rien de foncièrement inexact. Voyez Bochart, t. 1, p. 209, et Sepp, Jerusalem u. das h. Land,
1869, t. 1, p. 579 (Robinson, Palaestina, t. 2, p. 302, place au contraire Bethphagé à l'est de Béthanie). - La
montagne appelée des Oliviers. Dans le grec, bois d'oliviers (et non les oliviers). La colline qui s'élève à
l'orient de Jérusalem est du reste appelée par l'historien Josèphe comme par le Nouveau Testament tantôt
« mont des oliviers », tantôt, quoique plus fréquemment, « mont des oliveraies ». Bien qu'elle soit aujourd'hui en grande partie dénudée, elle mérite pourtant encore son nom (Caspari, l. c.).
Il leur apprend en même temps que cette parabole est une prédiction de la triste destinée de cette ville qui allait le mettre à mort, et devait périr elle-même au milieu des horreurs de la guerre: «Comme il approchait de Bethphagé et de Béthanie», etc. Bethphagé était une bourgade habitée par les prêtres, et située sur le versant du mont des Oliviers; Béthanie était aussi une petite ville située sur le penchant de la même montagne, à quinze stades environ de Jérusalem (cf. Mc 11, 1; Lc 19, 59; Jn 11, 1.14).
Ce n'est pas non plus sans un dessein particulier qu'il envoie deux de ses disciples, ils figurent Pierre qui fut envoyé au centurion Corneille, et Paul au reste de la gentilité; et c'est pourquoi l'Évangéliste se contente d'indiquer le nombre sans désigner les personnes. Si cependant on veut ici une désignation spéciale, ou peut appliquer ceci à Philippe que l'Esprit-Saint envoya dans la ville de Gaza, lorsqu'il baptisa l'eunuque de la reine Candace. ( Ac 8).