Luc 19, 17
Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.”
Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.”
Les serviteurs, du moins les trois dont le récit fait une mention spéciale, se présentent au roi d'après
un ordre conforme à leurs succès, par conséquent à leurs mérites. - Ta mine a produit dix mines. Langage
d'une profonde humilité. Le serviteur semble attribuer tout le profit à l'argent de son maître, et ne tenir aucun
compte de son activité, de son habileté personnelles. Il en est autrement dans la parabole des talents : « Seigneur, tu m'avais confié cinq talents, j'en ai gagné cinq autres ». - En échange de sa fidélité, il reçoit,
outre un bel éloge, une récompense vraiment princière : tu auras puissance sur dix villes. Dix cités, pour dix
mines avec lesquelles on aurait à peine acheté une modeste maison. Dans l'antiquité, les rois récompensaient
assez fréquemment leurs amis et serviteurs fidèles en leur attribuant le revenu d'une ou de plusieurs villes.
Dans la parabole des talents, le maître, n'étant qu'un homme privé, se contente de dire : « Entre dans la joie
de ton Maître ». Il n'a pas de cités à donner.
Or, lorsque Jésus-Christ reviendra, après avoir pris possession de son royaume, il donnera aux ministres de sa parole les éloges qu'ils ont mérités, et les comblera de joie et d'honneurs dans les cieux, parce qu'en faisant valoir le talent qui leur avait été confié, ils en ont acquis un grand nombre d'autres: «Le premier vint et dit: Seigneur, votre mine a produit dix autres mines». Ce premier serviteur représente l'ordre des docteurs qui ont été envoyés au peuple de la circoncision, il a reçu une mine pour la faire valoir, parce que les docteurs ont reçu l'ordre de prêcher une seule et même foi. Cette mine en a produit dix autres, parce que leurs enseignements ont fait entrer en société avec eux le peuple qui vivait sous la loi. « Il lui dit: Fort bien, bon serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de choses », etc. Ce serviteur a été fidèle en peu de choses, c'est-à-dire qu'il n'a point altéré la parole de Dieu; car tous les dons que nous pouvons recevoir dans la vie présente, ne sont rien en comparaison de ceux qui nous sont réservés pour l'avenir.