Luc 19, 11
Comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même.
Comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même.
En venant au monde, l’homme ne dispose pas de tout ce qui est nécessaire au développement de sa vie, corporelle et spirituelle. Il a besoin des autres. Des différences apparaissent liées à l’âge, aux capacités physiques, aux aptitudes intellectuelles ou morales, aux échanges dont chacun a pu bénéficier, à la distribution des richesses (cf. GS 29, § 2). Les " talents " ne sont pas distribués également (cf. Mt 25, 14-30 ; Lc 19, 11-27).
Petite
introduction historique, précieuse pour découvrir le vrai but et le sens de la parabole. Cfr. 18, 1 et 9. Nous
sommes encore à Jéricho (Cfr. v. 28), et probablement dans la maison de Zachée. - Il était près de Jérusalem.
Jéricho n'est en effet qu'à 150 stades de Jérusalem, c'est-à-dire à une petite journée de marche (environ 6 ou 7
heures). - Et qu'ils pensaient… Depuis quelque temps l'enthousiasme est toujours allé croissant dans
l'entourage de Jésus. Cfr. 14, 25 ; 18, 31, 38 ; 19, 1-3. Ses partisans, même les plus éclairés, s'obstinent à
croire que, s'il va maintenant à Jérusalem, la capitale de la Théocratie, c'est pour y fonder sans délai, pour y
faire briller le royaume du Messie avec son cortège obligé de gloires humaines. Jésus répond à ces grossières
espérances en montrant, sous les traits de cette belle composition poétique, 1° qu'il s'écoulera encore un long
temps avant la crise décisive qui établira définitivement son règne, 2° que ses amis devront employer ces
siècles d'attente à un travail sérieux, s'ils veulent être récompensés au dernier jour, 3° que ses ennemis,
spécialement les Juifs, n'échapperont pas à ses vengeances.
Le Seigneur leur fait voir qu'ils sont dans l'illusion; car le royaume de Dieu n'est pas une chose extérieure et sensible. Il leur montre aussi que comme Dieu il connaît leurs pensées, en leur proposant la parabole suivante: «
Mais il y a une grande différence entre ces derniers, et ceux qui ont refusé de recev oir le royaume de Dieu, et dont il ajoute: «Or, ceux de son pays le haïssaient», etc. C'est le reproche que Jésus-Christ adressait aux Juifs: «Maintenant ils ont vu les oeuvres que j'ai faites, et ils ont haï, et mon Père et moi» ( Jn 15). Ils ont refusé de se soumettre à son règne, lorsqu'ils dirent à Pilate: «Nous n'avons pas d'autre roi que César» ( Jn 19). Dans ceux qu'il appelle ses concitoyens, les Juifs se trouvent clairement désignés, puisqu'ils avaient les mêmes ancêtres selon la chair, et parce qu'il se conformait comme eux aux prescriptions de la loi.
Les disciples qui avaient entendu dire au Sauveur: «Le royaume de Dieu est proche», et qui le voyaient se diriger vers Jérusalem, pensaient qu'il allait commencer à y établir le royaume de Dieu. Dans la parabole qui précède, Jésus a redressé cette erreur, et montré qu'il n'avait pas encore triomphé de la mort qu'on lui préparait. Cette parabole achevée, il va au-devant de sa passion en continuant sa marche vers Jérusalem: «Après ce discours, il continua de marcher vers Jérusalem».
Il en était qui pensaient que le premier avènement du Sauveur serait immédiatement suivi de l'établissement de son royaume, et ils croyaient que ce royaume commencerait lors de son entrée à Jérusalem, tant la vue des miracles qu'il avait opérés les avait frappés d'étonnement. Il les avertit donc que son père ne le mettrait pas en possession de son royaume, avant qu'il eût quitté les hommes pour retourner à son Père: «Comme ils écoutaient ces discours, il ajouta encore une parabole sur ce qu'il était près de Jérusalem»,etc.