Luc 18, 22
À ces mots Jésus lui dit : « Une seule chose te fait encore défaut : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
À ces mots Jésus lui dit : « Une seule chose te fait encore défaut : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
Il
demande un acte héroïque, Jésus le lui indiquera. Qu'il renonce à tout pour suivre le « bon Maître » ! Par ce
généreux sacrifice il rendra son salut moralement certain. - Les meilleurs manuscrits grecs lisent
« distribue », au lieu de « donne ».
Le Sauveur nous apprend ensuite qu'on n'est point parfait pour accomplir tout ce que commande l'Ancien Testament, mais qu'il faut encore suivre Jésus-Christ: «Ce qu'entendant, Jésus lui dit: Une chose vous manque encore, vendez tout ce que vous avez, et donnez-le aux pauvres». C'est-à-dire: Vous me demandez comment vous pourrez arriver à la vie éternelle, distribuez vos biens aux pauvres, et vous la mériterez, ce que vous donnez est. peu de chose, ce que vous recevrez est immense.
Cependant si Notre-Seigneur conseille à ce jeune homme de vendre ses biens, ce n'est pas qu'ils soient mauvais par leur nature, autrement ils ne seraient pas des créatures de Dieu. Le Sauveur ne lui conseille pas de les rejeter, mais de les distribuer aux pauvres, et ce que Dieu condamne dans quelques-uns, ce n'est pas la possession des richesses, mais le mauvais usage. Au contraire, en les distribuant aux pauvres selon le commandement de Dieu, on efface ses péchés et on mérite le royaume des cieux. C'est ce que Notre-Seigneur indique par ces paroles: «Et donnez-le aux pauvres».
Devant cette parole formelle du Sauveur: «Donnez-le aux pauvres», la négligence dans l'accomplissement de ce devoir n'est permise à personne, et chacun doit s'en acquitter avec le plus grand soin, par lui-même autant que cela est possible; ou s'il ne le peut, par celui dont la prudence et la fidélité lui sont connues; car: «Maudit est celui qui fait les oeuvres de Dieu avec négligence». ( Jr 48, 18).