Luc 18, 17

Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »

Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »
Louis-Claude Fillion
Jésus, les appelant, dit... Ce beau trait est propre à S. Luc. - A l'action le divin ami des petits enfants joint la parole : Laissez venir à moi… Il indique ensuite pourquoi il lui est si agréable de se voir entouré de cette troupe innocente. Puis, profitant de cette occasion pour donner un grave enseignement aux disciples, il prend à témoin la divine vérité (je vous le dis) que non-seulement le royaume des cieux appartient aux enfants, mais qu'ils n'appartient qu'à eux seuls et à leurs semblables. Sur ces paroles, pour lesquelles il y a une coïncidence verbale entre S. Luc et S. Marc, voyez notre explication du second Évangile, p. 148. S. Luc n'achève pas la scène : « Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains. » Marc 10, 16.
Saint Théophylacte d'Ohrid
Notre-Seigneur montre immédiatement dans sa conduite la pratique des leçons d'humilité qu'il vient de donner, en ne repoussant pas les petits enfants, mais en les accueillant avec bonté: «On lui présentait aussi des petits enfants, pour qu'il les touchât».

Au contraire, les sages parmi les Gentils, cherchant la sagesse dans le mystère qui est le royaume de Dieu, et ne voulant l'admettre qu'autant qu'il serait appuyé sur des preuves tirées de la raison, ont été justement exclus de ce royaume.
Saint Augustin
A qui présente-t-on ces enfants pour être touchés? Au Sauveur. Mais s'il est le Sauveur, c'est pour qu'ils soient sauvés qu'on les présente à celui qui est venu sauver ce qui avait péri. Or, quand ces enfants ont-ils pu périr, innocents qu'ils sont de toute faute? Mais selon la doctrine de l'Apôtre: «Le péché est entré dans ce monde par un seul homme». ( Rm 5). Que ces petits enfants viennent donc comme des malades à leur médecin, comme des coupables à leur Rédempteur.
Saint Ambroise
C'est cette même vérité que Notre-Seigneur veut exprimer lorsqu'il ajoute: «En vérité je vous le dis, quiconque ne recevra pas comme un enfant le royaume de Dieu, n'y entrera pas». Quel est cet enfant que Jésus propose à l'imitation de ses apôtres? c'est celui dont Isaïe a dit: «Un petit enfant nous est né ( Is 9); qui, lorsqu'on le maudissait, ne répondait point par des injures». ( 1P 2,23 ). Il y a donc dans l'enfance quelque chose des moeurs vénérables de la vieillesse; comme la vieillesse à quelque chose de l'innocence des enfants.
Saint Basile le Grand
Or, nous recevrons le royaume de Dieu comme un enfant, si nous apportons aux enseignements du Seigneur les dispositions d'un enfant aux instructions qui lui sont données; il ne contredit pas ses maîtres, il ne dispute pas avec eux, mais il reçoit leurs leçons avec confiance et soumission.