Luc 17, 29
mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;
mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;
La phrase est
inachevée ; il faut suppléer après aux jours de Lot : « ainsi en sera-t-il aux jours du Fils de l’homme »,
conformément au v. 26. Les jours de Lot sont donc un nouveau type (spécial au troisième Évangile) de
l'insouciance avec laquelle les hommes de la fin des temps se prépareront au jugement de Dieu. - Les
hommes mangeaient… La nomenclature commence de la même manière, mais elle ensuite un peu modifiée :
les idées de trafic, de plantation, de construction (la conjonction est encore omise dans le grec) remplacent
celle de mariage ; mais le fond n'a pas changé : toujours c'est le souci du bien-être matériel qui prime tout le
reste, car hélas ! sous ce rapport le genre humain se ressemble constamment à lui-même. Qui connaît une
phase de son histoire connaît toutes les autres, et particulièrement les plus mauvaises, celles qui préparent les
châtiments. - Mais le jour… il tomba du ciel une pluie de feu. Voyez les détails dans la Genèse, 19, 23, 28. -
C'est le jugement par le feu, de même que le déluge avait été le jugement par l'eau. - Soufre : en grec, le mot
désigne proprement la foudre, puis par extension le soufre, car l'éclair dégage une odeur semblable à celle du
soufre. Cfr. Apoc. 14, 10 ; 19, 20 ; Bretschneider, Lex. Man. s.v.
Dans le sens allégorique, Loth, dont le nom veut dire qui s'écarte , représente le peuple des élus, qui vit comme un étranger dans Sodome, c'est-à-dire au milieu des réprouvés, et se détourne autant qu'il peut des crimes dont il est témoin. A peine Loth est-il sorti de Sodome, que le feu du ciel tombe sur cette ville; c'est ainsi qu'à la consommation des siècles les anges viendront et sépareront les méchants du milieu des justes, et les jetteront dans la fournaise de feu ( Mt 3). Cependant cette pluie de feu et de souffre qui tombe du ciel n'est pas la figure du feu éternel de l'enfer, mais représente l'arrivée soudaine et imprévue de ce jour terrible.
Le déluge que Notre-Seigneur vient d'apporter en exemple, pouvait donner la pensée que le déluge à venir serait un déluge d'eau; il cite donc en second lieu l'exemple de Loth, pour nous apprendre quel sera le genre de supplice des méchants, c'est-à-dire que la colère de Dieu fera tomber sur eux un feu descendu du ciel: «Et comme il est arrivé encore aux jours de Loth»,etc. Il passe sous silence le crime infâme de Sodome, et ne parle que de ces fautes qu'on regarde ordinairement comme légères ou comme nulles, pour nous faire comprendre quel sera le châtiment des actions criminelles, puisque l'usage immodéré des choses permises sera puni par le feu et par le souffre: «Le jour où Loth sortit de Sodome, une pluie de feu et de souffre tomba du ciel, qui les fit périr tous».Remarquez que le feu ne tomba du ciel sur les infâmes habitants de Sodome, que lorsque Loth en fut sorti, de même que le déluge ne fit périr les habitants de la terre que lorsque Noé fut entré dans l'arche; car tant que Noé et Loth vivaient au milieu des impies, Dieu suspendait les effets de sa colère pour ne pas confondre dans un même supplice les justes et les pécheurs. Mais quand il voulut faire périr les pécheurs, il retira le juste du milieu d'eux; de même à la consommation des siècles, le supplice des méchants ne commencera qu'après leur séparation d'avec les justes: «Ainsi en sera-t-il au jour où le Fils de l'homme sera révélé».