Luc 17, 18
Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Quoique habitué à l'ingratitude des hommes, Jésus manifeste une sorte
d'étonnement en voyant qu'un seul des lépreux, un seul sur dix, se montrait reconnaissant. - Où sont les neuf
autres ? Le bienfait qu'ils avaient reçu était à peine inférieur à celui de la vie : comment n'avaient-ils aucune
gratitude à témoigner ! Ainsi va le monde, s'écrie S. Bernard : « Ils sont importuns quand ils demandent,
inquiets tant qu’ils n’ont pas reçu, et ingrats après avoir reçu ». On dirait que les faveurs divines « tombent
dans un sépulcre profond et silencieux » (J. P. Lange). - C'est avec une vive tristesse que le Sauveur dut
ajouter : Il ne s'en est pas trouvé… ; du moins lui était-il doux de faire ressortir la belle conduite du lépreux
étranger (voyez 4 Reg. 17, 24, la justification de l'emploi de ce mot relativement aux Samaritains).
Il se prosterne la face contre terre, parce qu'il est couvert de honte au souvenir des fautes qu'il a commises, Notre-Seigneur lui ordonne de se lever et d'aller trouver les prêtres parce que celui qui s'humilie profondément dans la connaissance qu'il a de sa faiblesse, reçoit avec la consolation de la parole divine l'ordre de se porter à des oeuvres plus parfaites. Or, si la foi a sauvé celui qui s'est ainsi prosterné pour rendre grâces, c'est donc l'infidélité qui a perdu ceux qui négligèrent de rendre gloire à Dieu pour les bienfaits qu'ils en avaient reçus. Le Sauveur démontre donc ici par les faits ce qu'il avait enseigné dans la parabole précédente que la foi s'augmente et s'accroît par la pratique de l'humilité.