Luc 14, 21
De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.”
De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.”
Quand il eut appris toutes ces choses, le « père de
famille », comme on l'appelle maintenant, éprouva une juste colère. Sans doute les excuses qu'on lui avait
transmises étaient jusqu'à un certain point plausibles en elles-mêmes : aucune du moins n'était directement
mauvaise ; mais elles étaient si tardives, n'arrivant qu'à l'heure du repas ! Et puis, ne consistaient-elles pas
toutes en des intérêts mondains, qui devaient céder la place aux intérêts spirituels mis en cause dans notre
parabole ? Il y avait une véritable impudence à les présenter ; on ne pouvait les recevoir sans affront.
Néanmoins, après un premier mouvement d'irritation, le père de famille semble oublier les insulteurs, pour
ne songer qu'au moyen de trouver promptement d'autres convives. Sa résolution est bientôt prise : Va
promptement sur les places…, dit-il à son serviteur ; le temps presse, puisque tout est prêt (v. 17). Il l'envoie
sur les places et aussi dans les rues, dans les affreuses petites rues de l'Orient, à travers lesquelles un cavalier
ne peut souvent passer qu'à grand peine. Le mot de la ville est important pour l'application de la parabole, car
il montre que le Seigneur va prendre encore dans le sein d'Israël les convives destinés à remplacer les invités
indignes : « la ville » représente en effet d'une manière métaphorique la théocratie juive. Toutefois, au lieu
des Pharisiens et des Sadducéens, des Scribes et des prêtres qui ont refusé de venir, il appelle maintenant les
pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, par lesquels sont figurées les brebis égarées de la maison
d'Israël, les publicains et les pécheurs et l'ensemble du peuple. A part une légère interversion dans les
derniers mots (du moins d'après la Vulgate et les meilleurs manuscrits grecs, B, D, F, K, L, Sinaït.),
l'énumération est ici la même qu'au v. 13, comme si Notre-Seigneur voulait nous montrer une réalisation
toute céleste du conseil qu'il avait donné précédemment.
Le père de famille fut donc irrité contre les principaux des Juifs, et à leur place il appela ceux qui, parmi eux, composaient le peuple et qui avaient un esprit faible et plus borné. Ainsi à la parole de Pierre, trois mille d'abord ( Ac 2 ), cinq mille ensuite ( Ac 4 ), embrassèrent la foi, et une grande multitude après eux. Écoutez, en effet, ce que le maître dit au serviteur: «Allez vite dans les places et les rues de la ville, et amenez ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux».
Il invite les pauvres, les infirmes et les aveugles, pour montrer qu'aucune infirmité corporelle n'exclut du royaume; que celui qui n'est point exposé aux séductions du péché, tombe aussi plus rarement dans le péché, et aussi peut-être que l'infirmité que produit le péché est guérie par la miséricorde de Dieu; c'est pour cela qu'il les envoie chercher sur les places publiques, afin de leur faire quitter les voies larges et spacieuses pour suivre le sentier étroit.