Luc 14, 18
Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.”
Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.”
Le divin narrateur
appuie évidemment sur « unanimement » et sur « tous » ; car il est frappant de voir tous les invités s'excuser,
c'est-à-dire s'abstenir, et il n'est pas moins étonnant qu'ils le fassent tous, selon l'interprétation la plus
probable du texte grec, d'un seul cœur, comme par suite d'une entente. - Jésus-Christ signale, par manière
d'exemple, trois des excuses qui furent alléguées. La première consistait dans le récent achat d'un domaine,
ou même, selon le sens ordinaire en grec du mot terre, d'un simple champ, que l'acquéreur voulait visiter au
plus vite : non sans doute qu'il l'eût acheté sans mais il avait hâte d'y pénétrer en maître pour la première fois,
de le parcourir avec toute la joie qu'éprouve un nouveau propriétaire quand il contemple un immeuble après
lequel il a longuement soupiré et que souvent il n'a pu obtenir qu'en triomphant de mille difficultés.
Ce serviteur, que le père de famille envoie vers les invités, figure l'ordre des prédicateurs. Or, il arrive souvent qu'un personnage puissant ait un serviteur qui paraît mériter peu de considération; cependant lorsque le maître transmet ses ordres par ce serviteur, on se garde de mépriser sa personne, parce qu'on respecte intérieurement l'autorité du Maître qui l'a envoyé. Dieu offre donc ce qu'on aurait dû le supplier de donner, et qu'il prie lui-même de recevoir; il veut donner ce qu'on pouvait à peine espérer, et tous s'excusent comme de concert. «Et ils commencèrent à s'excuser tous ensemble». Un homme riche invite à son festin, et tous les pauvres s'empressent de se rendre à son invitation; Dieu nous invite à son banquet, et nous apportons des excuses.