Luc 13, 33
Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.
Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.
Cependant, continue, le Sauveur, il
faut que je marche aujourd'hui. Le moment fixé pour mon départ viendra pourtant, et alors je m'en irai dans
une autre contrée ; mais ce ne sera pas pour fuir, comme si j'avais peur des embûches d'Hérode : ce sera tout
au contraire pour aller affronter la mort au lieu où je dois la subir. En effet, il ne convient pas qu'un prophète
périsse hors de Jérusalem. « Ce n'est pas que tous les prophètes soient morts dans Jérusalem, ni qu'il y ait sur
cela aucune loi ; mais, pour exagérer la cruauté de cette ville, le Sauveur dit qu'elle est si accoutumée à
répandre le sang des prophètes qu'il ne semble pas qu'un prophète puisse mourir ailleurs ». D. Calmet.
Surtout, il convenait que le Messie mourût dans la capitale juive. Sa personne était donc inviolable sur le
territoire d'Hérode, quels que fussent les desseins de ce tyran. Qu'importaient au lion de la tribu de Juda les
ruses d'un timide renard ?
Mais comme ceux qui lui disaient: «Retirez-vous d'ici, parce que Hérode veut vous faire mourir», lui parlaient ainsi dans la Galilée où régnait Hérode; Notre-Seigneur leur déclare que ce n'est pas en Galilée, mais à Jérusalem, qu'il a été réglé d'avance qu'il devait souffrir. «Car il ne peut se faire qu'un prophète périsse hors de Jérusalem». En entendant ces paroles: «Il ne faut pas», c'est-à-dire, il ne convient pas qu'un prophète meure hors de Jérusalem, n'allez pas croire que les Juifs aient été forcés de le faire mourir; le Sauveur parle ainsi, parce que les habitants de Jérusalem avaient comme soif du sang. Quand on entend parler d'un atroce scélérat, on dit, il faut que le chemin où il dresse ses embûches soit arrosé du sang des voyageurs; de même, il fallait pour ainsi dire que le Seigneur des prophètes ne pérît pas ailleurs que dans la ville où demeuraient les meurtriers. Accoutumés à verser le sang des prophètes, ils feront aussi mourir le Seigneur des prophètes; c'est ce qu'il déclare dans les paroles suivantes: «Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes», etc.