Luc 11, 48

Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.

Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
Fulcran Vigouroux
Comme les docteurs de la loi ne bâtissaient des tombeaux aux prophètes que par hypocrisie, au lieu de réparer aux yeux de Dieu les crimes de leurs pères, ils en comblaient plutôt la mesure.
Louis-Claude Fillion
Seconde malédiction, la plus longue des trois, vv. 47-51. Votre situation, dit Jésus aux Scribes, n'est pas moins fausse à l'égard des prophètes qu'à l'égard de la Loi. Vous maltraitez la Thorah par des gloses exagérées ; vous maltraitez de même les prophètes par un culte d'apparat, qui n'a rien de vrai, d'intérieur. Jésus exprime cette idée d'une façon hardie, paradoxale en apparence, mais d'autant plus vigoureuse. Il signale d'abord un premier fait (vous bâtissez les tombeaux des prophètes) qui se passait alors au su et au vu de tout le monde israélite. Il en signale ensuite un second (ce sont vos pères qui les ont tués), dont la vérité est certifiée par maint endroit de l'histoire juive. Alors, les rapprochant l'un de l'autre et tirant une conclusion inattendue, il affecte de voir dans l’œuvre des fils la continuation et l'approbation ouverte de celle des pères. Ceux-ci ont fait mourir les prophètes, ceux-là les ensevelissent : n'est-ce pas un seul et même acte ? Voyez les détails de l'explication dans l'Evang. selon S. Matth., p. 448 et s. Les mots leurs tombeaux sont regardés comme authentiques, bien qu'ils aient été omis par les manuscrits B, D, L, Sinait., la version copte, etc.
Saint Ambroise
Rien de plus fort que ce passage contre la vaine superstition des Juifs qui, en élevant des tombeaux aux prophètes, condamnaient la conduite de leurs pères, tandis qu'ils se rendaient dignes des mêmes châtiments en imitant leurs crimes, car ce qu'il leur reproche, ce n'est pas d'élever des tombeaux, mais d'imiter les crimes de leurs pères. C'est pour cela qu'il ajoute: «Vous témoignez bien que vous consentez aux oeuvres de vos pères».