Luc 11, 46
Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt.
Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt.
Ce Scribe avait parfaitement dit. Oui, mes reproches retombent aussi sur
les Légistes, répond Notre-Seigneur sans se laisser intimider, et, s'adressant à eux désormais jusqu'à la fin de
son discours, vv. 46-52, il leur jette à la face un triple malédiction motivée, comme il avait fait pour les
Pharisiens. Sur le premier « Malheur » que contient ce verset, voyez Matth. 23, 4 et le commentaire. - Vous
chargez les hommes… Chargés d'interpréter la Loi, mais ajoutant à ses prescriptions, déjà nombreuses et
souvent pénibles, d'autres prescriptions plus nombreuses et plus pénibles encore, ils chargeaient vraiment les
hommes de fardeaux insupportables. Mais, ce qu'il y avait de pire, c'est qu'ils se gardaient bien d'y toucher
eux-mêmes d'un doigt. Jésus n'avait-il pas raison de stigmatiser à tout jamais une telle conduite ?
Les docteurs de la loi étaient différents des pharisiens, car les pharisiens étaient des hommes qui se séparaient des autres pour affecter une apparence de religion plus sévère; les docteurs de la loi étaient chargés d'en expliquer les difficultés.
Les pharisiens et les docteurs de la loi attestent eux-mêmes combien étaient fondés ces reproches d'incrédulité, de dissimulation et d'impiété, puisque loin de revenir à de meilleurs sentiments, ils dressent des embûches au divin Docteur de la vérité: «Comme il leur disait ces choses, les pharisiens et les docteurs de la loi commencèrent à le presser vivement», etc.
Or, c'est contre les docteurs de la loi que Jésus dirige ces sévères reproches, pour abaisser leurs vaines et orgueilleuses prétentions: «Et il leur dit: Malheur à vous aussi, docteurs de la loi, qui chargez les hommes», etc. Il se sert pour les accuser d'une comparaison frappante. La loi était très-onéreuse pour les Juifs, comme l'avouent les disciples de Jésus-Christ. Or, ces docteurs de la loi, réunissant comme en un faisceau tous les préceptes de la loi, en chargeaient ceux qui leur étaient soumis, tandis qu'ils n'en tenaient eux-mêmes aucun compte.