Luc 1, 66
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
La crainte s'empara … Il s'agit de ce mystérieux effroi dont sont presque toujours saisies les personnes
témoins de phénomènes surnaturels. Comp. Marc. 4, 41. Après avoir rempli tout le voisinage d'une sainte
frayeur, le bruit des merveilles racontées ci-dessus envahit peu à peu la contrée entière, les montagnes de la
Judée (voyez le commentaire du v. 39). On en faisait l'objet de mutuels entretiens. - Ils les conservèrent dans
leur cœur : Locution hébraïque, qui signifie « peser attentivement, prendre pour objet de la considération la
plus attentive ». L'évangéliste nous fait entendre l'écho de ces profondes réflexions : Que pensez-vous que
sera cet enfant ? Évidemment, un enfant venu au monde en de pareilles conditions devait être prédestiné par
Dieu à de grandes choses. Les mots suivants, car la main du Seigneur…, ne sont pas, comme on l'a
quelquefois affirmé (Ewald, Kuinoel, Paulus, etc.), la continuation des réflexions populaires ; c'est un
jugement personnel de S. Luc, destiné à appuyer, à justifier ces réflexions. On avait raison de parler ainsi,
puisque la main du Seigneur (belle métaphore pour dire : la protection toute-puissante de Dieu) était
visiblement avec l'enfant.
En effet, Dieu opérait en lui des prodiges dont Jean n'était pas l'auteur, mais la main (ou la droite) de Dieu. - Glose. Cette crainte est au sens mystique la figure de la crainte salutaire que produisit la prédication de la grâce de Jésus-Christ, dans les temps qui suivirent sa résurrection, et qui ébranla les coeurs non seulement des Juifs (qui étaient proches, soit par la contrée qu'ils habitaient, soit par la connaissance de la loi), mais encore des nations les plus éloignées. Et la renommée de Jésus-Christ, non seulement a franchi les montagnes de la Judée, mais a surpassé les sommets les plus élevés des royaumes du monde et de la sagesse humaine.
En effet, ces signes avant-coureurs ouvrent la voie au précurseur de la vérité, et le futur prophète se présente sous les auspices les plus imposants: «Car la main du Seigneur était avec lui».
IL était convenable que sa langue fût aussitôt déliée; l'incrédulité l'avait comme enchaînée, la foi la rend à la liberté. Croyons nous aussi, et notre langue captive dans les liens de l'incrédulité, verra briser ses chaînes; écrivons les mystères dans notre esprit, si nous voulons parler; gravons le nom du Précurseur, non sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair de notre coeur (cf. 2Co 3,3 Rm 9,30-31 ); car celui qui parle de Jean, annonce le Christ; en effet l'Évangéliste ajoute: «Et il parlait en bénissant Dieu».