Luc 1, 10

Toute la multitude du peuple était en prière au dehors, à l’heure de l’offrande de l’encens.

Toute la multitude du peuple était en prière au dehors, à l’heure de l’offrande de l’encens.
Fulcran Vigouroux
A l’heure de l’encens. On offrait l’encens tous les jours, matin et soir
Louis-Claude Fillion
Les heures de l'encensement coïncidaient avec celles du sacrifice perpétuel immolé le matin (9h.) et le soir (3h.), et ces deux cérémonies étaient les plus solennelles du culte quotidien : aussi les personnes pieuses y accouraient-elles en grand nombre. De là cette multitude mentionnée par l'Évangile. Il n'est donc pas besoin, pour expliquer une pareille affluence, de supposer avec divers auteurs que l'annonciation de Zacharie eut lieu en un jour de fête ou de Sabbat. La foule n'entrait pas dans le temple proprement dit ; elle restait dans les cours qui l'entouraient (voyez l'Atlas archéolog. de V. Ancessi, pl. X), unissant ses prières à celles du prêtre, de sorte que les deux parfums, le parfum matériel et le parfum mystique, s'élevaient ensemble, l'un comme un type, l'autre comme une réalité, vers le trône de Jéhovah. Une clochette indiquait aux assistants le moment précis où le prêtre répandait l'encens sur l'autel, car le voile qui séparait le Saint du parvis les empêchait de voir cette cérémonie.
Saint Bède le Vénérable
Ce ne fut point une nouvelle élection du sort qui le désigna au moment où il fallait offrir les parfums, c'était d'après l'ordre établi anciennement, qu'il remplissait les fonctions du sacerdoce dans le rang de la famille d'Abia. «Cependant toute la multitude du peuple», etc. Aux termes de la loi, le pontife devait présenter l'encens dans l e saint des saints, le dixième jour du septième mois, pendant que tout le peuple attendait hors du temple, et ce jour devait être appelé le jour de l'expiation ou de propitiation. L'Apôtre expliquant aux Hébreux le mystère de ce jour, leur montre Jésus, pontife véritable, pénétrant avec son propre sang dans les secrètes profondeurs des cieux, pour nous rendre propice Dieu son Père, et intercéder pour les péchés de ceux qui attendent encore en priant à la porte du ciel.
Saint Ambroise
Zacharie nous paraît ici désigné comme grand-prêtre, car le grand-prêtre seul pouvait entrer une seule fois l'année dans le second sanctuaire, non sans y porter du sang qu'il offrait pour ses propres péchés et pour ceux du peuple (He 9, 8; cf. Ex 30, 10; Lev 16, 2.12.17.19).