Jean 9, 23

Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »

Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
Louis-Claude Fillion
Le narrateur reproduit, en l'abrégeant, la pensée du v. 22, afin de mieux attirer l'attention du lecteur sur les odieuses machinations des Juifs contre N.-S. Jésus-Christ.
Saint Théophylacte d'Ohrid
Ils sont plus timides que leur enfant, qui se montre le témoin intrépide de la vérité, parce que Dieu avait éclairé les yeux de son âme.

C'est-à-dire qu'ils voudraient révoquer en doute l'un des deux faits, ou il est faux qu'il voie maintenant, ou il n'a pas été précédemment aveugle. Mais comme on ne peut nier qu'il voie maintenant, il est donc faux qu'il fût aveugle, comme vous l'avancez.
Alcuin d'York
L'Evangéliste nous donne ici une preuve que, ce n'est point l'ignorance, mais la crainte qui leur a dicté cette réponse.
Saint Augustin
C'est-à-dire, de celui qui avait été aveugle et qui avait recouvré la vue.

C'est-à-dire, on pourrait nous forcer de parler pour un enfant, parce qu'il ne pourrait parler pour lui-même : nous l'avons connu aveugle de naissance, mais ayant l'usage de la parole.

Ce n'était plus, du reste, un mal que d'être chassé de la synagogue ; car, si l'on était chassé par les Juifs, on était reçu par Jésus-Christ.
Saint Jean Chrysostome
Mais telle est la nature de la vérité, qu'elle puise une force plus grande dans les difficultés qu'on lui suscite. Le mensonge se détruit par lui-même, et les moyens qu'il prend pour détruire la vérité, ne servent qu'à la rendre plus éclatante ; c'est ce que nous voyons arriver ici. On aurait pu dire que le témoignage des voisins n'était pas bien certain, que la ressemblance avait pu les tromper ; on fait donc venir les parents, qui connaissaient leur fils mieux que personne ne pouvait le connaître : « Et ils leur demandèrent : Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle ? » Ils ne disent pas : Qui était autrefois aveugle, mais : « Que vous dites être né aveugle ? » O hommes pervers et dignes d'exécration ! Quel est le père qui voudrait faire un tel mensonge à l'égard de son fils ? Il n'y a qu'une chose qu'ils ne disent pas, c'est que ce sont eux-mêmes qui l'ont rendu aveugle. Ils s'efforcent donc de leur faire nier sa guérison par ces deux questions : « Est-ce là votre fils que vous dites être né aveugle ? » et : « Comment donc voit-il maintenant ? »