Jean 8, 40
Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait.
Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait.
Loin de là ; c’est-à-dire loin de faire les œuvres d’Abraham, vous cherchez, etc. C’est le seul sens conforme à la Vulgate aussi bien qu’au texte grec.
Mais maintenant…
De ce bel idéal qu’il vient de leur proposer, Notre-Seigneur passe à la réalité des choses, qui contrastait si
vivement avec la conduite du père des croyants : vous cherchez à me faire mourir. - Et pour établir leur crime
dans un relief plus saisissant encore, il indique l’unique raison qui a suscité contre sa propre personne leur
haine mortelle : moi qui vous ai dit la vérité. Voilà tout son crime ; il leur a dit la vérité en toute franchise. -
Et cette vérité qui aurait pu leur faire tant de bien, elle était aussi sainte qu’authentique dans sa source : que
j’ai entendue de Dieu. Il y a une forte gradation dans ce reproche : Vous, les prétendus fils d’Abraham, me
tuer, moi qui vous dis la vérité, la vérité que j’ai puisée en Dieu. « Elle monte la prière, elle monte de plus en
plus », Grotius. Remarquez aussi dans le texte grec l’expression si humble, ἄνθρωπον, « homme », par
laquelle Jésus définit l’un des côtés de sa nature ; c’est l’unique fois qu’il parle ainsi de lui . - Cela est en avant d’une manière très emphatique : ce meurtre de la pire espèce. - Abraham (votre père !) ne l’a pas fait !
Quelle énergique litote ! Abraham n’a pas été homicide !
Quelle vérité ? Qu'il est égal au Père, car c'est pour cela que les Juifs cherchaient à le mettre à mort. Et pour leur montrer que cette vérité n'est pas contraire à Dieu, il ajoute : « Que j'ai entendue de Dieu. »
« Moi, un homme qui vous ai dit la vérité. » Je ne dis pas encore : Moi le Fils de Dieu, je ne dis pas : Moi le Verbe, parce que le Verbe ne meurt pas ; je dis ce que vous voyez, parce que vous pouvez mettre à mort ce que vous voyez, et que vous ne pouvez qu'outrager ce que vous ne voyez pas.