Jean 8, 1
Quant à Jésus, il s’en alla au mont des Oliviers.
Quant à Jésus, il s’en alla au mont des Oliviers.
La particule grecque δὲ
traduite ici par or rattache ce verset à 7, 43 ; aussi eût-il été mieux de ne pas séparer des lignes si étroitement
unies. - Sur la montagne des Oliviers. (« Olivarum ». Cf. Matth. 21, 1 ; 24, 3, etc.). S. Jean ne mentionne le
mont des Oliviers en aucun autre endroit de ses écrits. Sur cette colline célèbre, voyez l’Evang. Selon S.
Matth., p. 399. Jésus allait en ce moment y chercher un refuge pour la nuit. Cf. Luc. 21, 37 et le
commentaire.
Nôtre-Seigneur, aux approches de sa passion, avait coutume de passer le jour dans le temple de Jérusalem pour y prêcher la parole de Dieu et y opérer dos miracles en prouve de sa divinité ; il retournait le soir à Béthanie où il demeurait chez les sœurs de Lazare, et le lendemain il revenait à Jérusalem pour y recommencer les mêmes œuvres. C'est d'après cette coutume qu'après avoir enseigné tout le jour dans le temple le dernier jour de la fête des Tabernacles, nous le voyons se retirer le soir sur le mont des Oliviers, selon la remarque de l'Evangéliste.
L'onction procure du soulagement aux membres fatigués et souffrants. Le mont des Oliviers signifie aussi la sublimité de la bonté du Sauveur, parce que le mot grec ??e?? veut dire en latin misericordia, miséricorde. La nature de l'huile se prête parfaitement à cette signification mystérieuse, car elle surnage au-dessus de tous les antres liquides, et comme le chante le Psalmiste : Ses miséricordes sont au-dessus de toutes ses oeuvres : « Et dès le point du jour il retourna dans le temple, » pour nous donner un symbole de sa miséricorde qu'il faisait éclater aux yeux des fidèles, concurremment avec la lumière naissante du Nouveau Testament. En effet, en revenant au point du jour, il annonçait l'aurore de la grâce de la loi nouvelle.