Jean 7, 29
Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
Jésus appuie sur le pronom. « Moi » est opposé à « vous » du v. 28. La particule parce que annonce une preuve : et en effet, Notre-Seigneur va indiquer deux motifs de la parfaite connaissance qu'il a
de Dieu. Le premier motif consiste dans sa génération divine et son unité de nature ; le second dans sa
mission divine. Un fils ne connaît-il pas son père? L'ambassadeur ne connaît-il pas celui qui l'accrédite?
Or, cela est impossible, celui qui m'a envoyé est véridique, il est donc nécessaire que son envoyé soit également véridique et digne de foi ; partout il s'attribue exclusivement la connaissance du Père, parce qu'il vient du Père. C'est pour cela qu'il ajoute : « Moi je le connais, parce que je suis de lui. »
Je me demande si ce qui vient du Père, dans le sens du Sauveur, a le caractère de création ou de génération. Si c'est une création, toutes les choses créées viennent de Dieu, et comment se fait-il que toutes ces choses ne connaissent point le Père, alors que le Fils affirme qu'il le connaît, par cela seul qu'il vient de lui ? Si, au contraire, la connaissance du Père est le privilège spécial et réservé de ce qui vient de lui, comment ce qui vient de lui pourrait-il n'être pas le vrai Fils de Dieu ayant avec lui une même nature ? Le privilège de la connaissance vient donc ici du privilège de la génération, mais de peur que l'hérésie n'interprète ces paroles : « Parce que je suis de lui, » de son avènement temporel, il ajoute : « Et il m'a envoyé. » Il conserve ainsi l'ordre des mystères que nous révèle l'Evangile, il proclame à la fois sa naissance et sa mission.