Jean 7, 29

Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »

Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
Louis-Claude Fillion
Jésus appuie sur le pronom. « Moi » est opposé à « vous » du v. 28. La particule parce que annonce une preuve : et en effet, Notre-Seigneur va indiquer deux motifs de la parfaite connaissance qu'il a de Dieu. Le premier motif consiste dans sa génération divine et son unité de nature ; le second dans sa mission divine. Un fils ne connaît-il pas son père? L'ambassadeur ne connaît-il pas celui qui l'accrédite?
Saint Jean Chrysostome
Or, cela est impossible, celui qui m'a envoyé est véridique, il est donc nécessaire que son envoyé soit également véridique et digne de foi ; partout il s'attribue exclusivement la connaissance du Père, parce qu'il vient du Père. C'est pour cela qu'il ajoute : « Moi je le connais, parce que je suis de lui. » 
Saint Hilaire de Poitiers
Je me demande si ce qui vient du Père, dans le sens du Sauveur, a le caractère de création ou de génération. Si c'est une création, toutes les choses créées viennent de Dieu, et comment se fait-il que toutes ces choses ne connaissent point le Père, alors que le Fils affirme qu'il le connaît, par cela seul qu'il vient de lui ? Si, au contraire, la connaissance du Père est le privilège spécial et réservé de ce qui vient de lui, comment ce qui vient de lui pourrait-il n'être pas le vrai Fils de Dieu ayant avec lui une même nature ? Le privilège de la connaissance vient donc ici du privilège de la génération, mais de peur que l'hérésie n'interprète ces paroles : « Parce que je suis de lui, » de son avènement temporel, il ajoute : « Et il m'a envoyé. » Il conserve ainsi l'ordre des mystères que nous révèle l'Evangile, il proclame à la fois sa naissance et sa mission.