Jean 7, 23
Eh bien ! Si, le jour du sabbat, un homme peut recevoir la circoncision afin que la loi de Moïse soit respectée, pourquoi vous emporter contre moi parce que j’ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat ?
Eh bien ! Si, le jour du sabbat, un homme peut recevoir la circoncision afin que la loi de Moïse soit respectée, pourquoi vous emporter contre moi parce que j’ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat ?
Jésus va conclure son argumentation par un rapprochement inattendu, qui
démontrera d'une façon péremptoire la légitimité de sa conduite personnelle. - Afin que la loi de Moïse ne
soit pas violée. Le précepte de la circoncision. Traduire par « sans que », avec quelques interprètes, serait
affaiblir considérablement la pensée. La vraie signification est « afin que ». Même aux jours de sabbat on
pratiquait la circoncision, sans le moindre scrupule, attendu que l'ordonnance qui la prescrivait aurait été
viciée par un retard. Selon le langage de la Mischna, traité Schabb. 19, 1, 2, cette cérémonie avait été
« rendue dépendante du huitième jour ». Voyez S. Jean-Chrysostome et S. Augustin, h.l. - Pourquoi vous
irritez-vous contre moi… remarquez la place du pronom moi employé en ce seul endroit du Nouveau
Testament, exprime un ressentiment très amer. - J’ai guéri un homme tout entier. « Tout entier » aussi est
emphatique, et la conclusion est de celles qu'on nomme « du mineur au majeur ». Les Rabbins disaient :
retrancher le prépuce par la circoncision, c'était donc guérir une partie censée malade du corps humain. Or
voici que Jésus avait rendu la santé complète, non-seulement à un organe isolé, mais au corps tout entier du
paralytique. Si une cure partielle et totale était permise le jour du sabbat, à plus forte raison une guérison
totale.
La circoncision a été établie pour trois raisons, la première pour être un signe de la grande foi d'Abraham ; la seconde pour être un signe distinctif entre les Juifs et les autres nations ; la troisième, afin que la circoncision qui était faite sur l'organe de la virilité, rappelât l'obligation d'observer la chasteté du corps et de l'âme. La circoncision conférait alors la même grâce que le baptême confère aujourd'hui, avec cette différence que la porte du ciel n'était pas encore ouverte. Nôtre-Seigneur tire donc la conclusion des propositions qui précèdent : « Or, si un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, pour ne pas violer la loi de Moïse, comment vous indignez-vous contre moi, parce que le jour du sabbat, j'ai rendu un homme sain dans tout son corps ? »
Il nous donne ici un exemple de la patience avec laquelle nous devons supporter les fausses accusations dont nous sommes victimes, sans faire connaître la vérité qui peut nous justifier, et en nous contentant de donner de salutaires avis : « Jésus répliqua et leur dit : J'ai fait une seule œuvre (le jour du sabbat), et vous en êtes tous surpris. »