Jean 7, 12
On discutait beaucoup à son sujet dans la foule. Tandis que les uns disaient : « C’est un homme de bien », d’autres répliquaient : « Mais non, il égare la foule. »
On discutait beaucoup à son sujet dans la foule. Tandis que les uns disaient : « C’est un homme de bien », d’autres répliquaient : « Mais non, il égare la foule. »
Dès les débuts du ministère public de Jésus, des Pharisiens et des partisans d’Hérode, avec des prêtres et des scribes, se sont mis d’accord pour le perdre (cf. Mc 3, 6). Par certains de ses actes (expulsions de démons, cf. Mt 12, 24 ; pardon des péchés, cf. Mc 2, 7 ; guérisons le jour du sabbat, cf. Mc 3, 1-6 ; interprétation originale des préceptes de pureté de la Loi, cf. Mc 7, 14-23 ; familiarité avec les publicains et les pécheurs publics, cf. Mc 2, 14-17) Jésus a semblé à certains, mal intentionnés, suspect de possession (cf. Mc 3, 22 ; Jn 8, 48 ; 10, 20). On l’accuse de blasphème (cf. Mc 2, 7 ; Jn 5, 18 ; 10, 33) et de faux prophétisme (cf. Jn 7, 12 ; 7, 52), crimes religieux que la Loi châtiait par la peine de mort sous forme de lapidation (cf. Jn 8, 59 ; 10, 31).
Une grande
rumeur… Des rumeurs à mi-voix. Cf. 6, 41 et le commentaire. - Dans la foule. Dans le texte grec, le pluriel
représente les masses nombreuses accourues à Jérusalem pour la solennité. C'est le peuple par opposition aux
hiérarques. - Car les uns… Parmi cette multitude agitée, le narrateur distingue deux catégories, dont l'une est
favorable, l'autre défavorable à N.-S. Jésus-Christ. Il nous fait assister aux conversations engagées entre les
divers groupes. - Les uns disaient donc un homme de bien, équivalant à loyal, sincère, par opposition à
séducteur : « C'est un homme droit ». Éloge bien modeste ; les ennemis du Sauveur ne seront pas aussi
modérés dans leur appréciation. Non, répondent-ils carrément, il séduit, il fait errer. Voyez Luc 23, 2, 5, où
une accusation identique sera portée au tribunal de Pilate. Pour ce parti hostile, Jésus était donc un faux
docteur, qui séduisait les masses populaires par sa conduite et ses discours, en faisant accroire qu'il était le
Christ.
A mon avis, c'était le peuple qui le proclamait un homme de bien, tandis que l'opinion défavorable était celle des chefs du peuple et des prêtres, comme le prouve d'ailleurs leur manière de s'exprimer, car ils ne disent pas : Il nous séduit, mais : « Il séduit la foule. » « Cependant personne ne parlait ouvertement en sa faveur par crainte des Juifs. » C'était surtout ceux qui disaient : « C'est un homme de bien, » plutôt que ceux qui le traitaient de séducteur; ces derniers s'exprimaient plus ouvertement, tandis que les autres ne disaient qu'à voix basse : « C'est un homme de bien. »