Jean 6, 50

mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.

mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Louis-Claude Fillion
Voici le pain … Il y a deux manières de traduire le pronom latin hic, selon qu’on le prend comme sujet ou comme attribut. Dans le premier cas, on dira avec Jansenius : « Ce pain dont je parle est… » ; Dans le second cas : Ce pain est de telle nature, que si l’on en mange on ne peut mourir. La première interprétation a nos préférences. - Qui descend du ciel : par contraste avec la manne, qui ne venait pas vraiment du ciel. Cf. versets 32 et 33. - Afin que si quelqu’un en mange. L’idée est exprimée dans les termes les plus généraux ; l’offre aimable du Sauveur s’adresse sans exception à quiconque voudra l’agréer. - Il ne meure pas. Ce pain devant conférer l’immortalité : autre frappant contraste avec la manne.
Saint Jean Chrysostome
Nôtre-Seigneur relève ensuite une circonstance qui devait faire sur eux une vive impression, c'est qu'ils ont été bien plus favorisés que leurs pères que la manne n'a pas empêchés de mourir : « Voici le pain qui descend du ciel, pour que celui qui en mange ne meure point. » Il fait ressortir la différence des deux nourritures par la différence des résultats. Le pain dont il parle ici, ce sont les vérités du salut, et la foi que nous devons avoir en lui, ou bien son corps, car toutes ces choses conservent la vie de l'âme.