Jean 4, 50
Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
Va, Répondit le divin Maître, accordant et refusant tout ensemble. Je ne
t'accompagnerai point à Capharnaüm ; néanmoins, ton fils vit. C'est-à-dire, il est sauvé, il est guéri. Voyez, v.
51; Is. 38, 1; 4 Reg. 1, 2, la répétition de cet hébraïsme. - Cet homme crut. La conduite de Jésus était une
épreuve, que l'officier subit noblement cette fois. Sur le champ, il crut et se mit en route. Notez encore la
pittoresque variation des temps : il crut, ce fut l'affaire d'un instant; et il s'en alla (à l'imparfait dans le texte
latin) : son voyage devait durer plusieurs heures.
Nous devons conclure de là qu'il y a des degrés dans la foi comme dans les autres vertus qui ont leur commencement, leur progrès et leur perfection. La foi de cet officier était à son commencement, lorsqu'il vint demander la guérison de son fils, elle prenait de l'accroissement, lorsqu'il crût à la parole du Seigneur qui lui disait : « Votre fils est guéri ; » et elle eut toute sa perfection lorsque ses serviteurs lui confirmèrent la guérison de son fils.
Ou bien encore, la foi du centenier était solidement affermie, et Nôtre-Seigneur promet d'aller chez lui, pour faire ressortir la piété du centenier. Cet officier au contraire, n'avait qu'une foi bien imparfaite, il ne croyait pas bien entièrement que Jésus pût guérir son fils, sans se rendre près de lui, et le refus du Sauveur a pour but de le lui apprendre, comme l'Evangéliste le dit expressément : « Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et s'en alla, sans toutefois comprendre parfaitement cette leçon. »