Jean 4, 47

Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.

Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
Louis-Claude Fillion
Le bruit du retour de Jésus, le grand thaumaturge, s'était immédiatement répandu dans toute la contrée. - Il alla auprès de lui. De Capharnaüm, où il avait sa résidence, l'officier royal vint rejoindre Notre-Seigneur à Cana, sur le plateau de Galilée. - Le pria. Dans le texte latin, le verbe (rogabat) est à l'imparfait, comme au v. 31 et 40 (dans le grec), et un brusque changement de temps comme aux v. 27, 30, 40 (Cf. v. 50). Le style pourtant si simple des évangiles rend avec une exquise délicatesse les moindres nuance de la pensée. - De descendre. Expression très exacte : entre Cana et Capharnaüm, la ville du lac, la différence d'altitude est de 1350 pieds. Voyez R. Riess, Atlas de la Bible, pl. 7, profils). - Son fils… était près de mourir. Ce touchant détail explique l'insistance du pauvre père. La traduction littérale de la phrase grecque, serait « car il devait mourir ». Le malade était si bas, que, vu le cours ordinaire des choses, c'était pour lui une presque nécessité de mourir. Toutefois la Vulgate exprime bien le sens général.
Saint Grégoire le Grand
Nôtre-Seigneur à qui cette prière est adressée, veut nous apprendre qu'il se rend toujours aux invitations qui lui sont faites, et il guérit le fils de cet homme par son commandement, lui qui a tout créé par sa volonté : « Jésus lui dit : Allez, votre fils est plein de vie. » Quelle condamnation pour notre orgueil qui respecte et vénère dans les hommes non cette nature faite à l'image et à la ressemblance de Dieu, mais les honneurs et les richesses ! Notre Rédempteur au contraire, pour nous apprendre que les saints méprisent ce qui paraît élevé aux yeux des hommes, et qu'ils estiment et vénèrent ce que les hommes méprisent, refuse d'aller dans la maison de cet officier pour guérir son fils ; et il est disposé au contraire à se rendre près du serviteur du centenier.
Saint Jean Chrysostome
L'Evangéliste lui donne le nom de Régulus, officier royal, soit qu'il fût de race royale, soit qu'il fût revêtu de quelque haute dignité qui lui faisait donner ce titre. Il en est qui pensent que cet officier est le même que le centenier dont parle saint Matthieu (Mt 8, 5). Mais tout prouve que ce sont deux personnages différents. Le centenier prie Jésus de ne pas venir dans sa maison, alors que le Sauveur se disposait à y aller, cet officier, au contraire, veut l'entraîner chez lui sans que Nôtre-Seigneur le lui ait promis. Le premier vint trouver Jésus, alors qu'il descendait de la montagne et qu'il entrait à Capharnaüm, celui-ci, lorsque le Sauveur était dans la ville de Cana. Le serviteur de l'un était paralytique, le fils du second était atteint d'une fièvre mortelle. C'est donc de l'officier royal que l'Evangéliste dit : « Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il l'alla trouver et le pria de descendre en sa maison, » etc.