Jean 4, 19

La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !...

La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !...
Fulcran Vigouroux
Touchée au vif, à cause de sa vie peu recommandable, la Samaritaine cherche à faire dévier la conversation, elle fait intervenir une question religieuse. « Jésus ne répond pas à la question de la femme, mais il s’élève plus haut. » (saint Augustin).
Louis-Claude Fillion
En face d'allégations aussi nettes, que lui restait-il à faire? Elle ne pouvait qu'avouer en toute simplicité que les choses étaient dans l'état où Jésus les avait décrites. Si cet aveu n'est qu'implicite sur ses lèvres (vous êtes un prophète), il est cependant réel, les prophètes étant censés lire au fond des cœurs. Voyez l'Evang. selon S. Luc, p. 162. C'est pour la troisième fois que le titre Seigneur revient depuis le v. 11. L'équivalent grec de je vois « dénote la contemplation, une vision progressive, et non la perception immédiate » (Westcott). Au reste, c'est peu à peu et admirablement que la foi de cette femme s'était développée. Comp. les v. 9, 11, 13 et celui-ci.
Saint Jean Chrysostome
Cette femme ne s'offense pas des reproches du Sauveur, elle ne songe pas à le quitter, mais pleine au contraire d'admiration, elle prolonge la conversation pour rester avec lui : « La femme lui dit : Seigneur, je vois que vous êtes un prophète, » c'est-à-dire, les secrets que vous venez de me révéler me prouvent que vous êtes un prophète.